Les Chiang-Shih, les vampires chinois


Les vampires chinois diffèrent grandement de leurs cousins occidentaux, tels que le célèbre Dracula. En effet, ce ne sont en fait que des morts qui ont été possédés par des esprits malfaisants. Appelés Chiang-Shih, les vampires chinois s’en prennent aux femmes et tuent les nouveaux-nés. Ils ne peuvent pas marcher et avancent par bonds, le plus souvent les bras tendus vers l'avant. Leur ongles sont très développés, et ils s'en servent comme arme pour transpercer le cou de leur victime. Leurs yeux sont injectés de sang et leurs lèvres tuméfiées.

Le vampire chinois est rarement très malin, et il se dirige vers la victime en ligne droite et sans réfléchir. Mais leur force est plus importante que celle d'un humain. Les prêtres taoïstes utilisent des incantations pour détruire ces monstres. Autre arme contre les vampires, l'encre préparée avec du sang de poulet et un grain de riz. Déposée sur un cercueil elle empêche le vampire d'en sortir, le contact lui étant douloureux.

Le film culte de vampire chinois est bien sûr Mr Vampire (1985) de Ricky Lau et toutes ses suites. Certains considèrent les vampires chinois comme des zombis, mais c'est une erreur car ils sont animés d'une intelligence maléfique qui n'a rien de commun avec ces autres morts-vivants.

Les grottes de Yungang


Les grottes de Yungang sont non seulement un chef-d’œuvre d’art bouddhique, mais aussi un important lieu de culte. Quelque 40 000 hommes encadrés par des artistes inspirés les ont sculptées dans le grès de la montagne. Protégées des regards indiscrets pendant des siècles, elles ont survécu aux pillages, aux intempéries et à la pollution. Situés dans le Shanxi, à 16 km à l’ouest de Datong, ces splendides sanctuaires rupestres ont été en grande partie aménagés à l’époque des Wei du Nord dans les profondeurs de la colline sacrée de Wuzhou. Les sculptures de personnages bouddhiques que l’on y trouve sont parmi les plus anciennes de Chine. Les plus importantes ont été réalisées entre 460 et 494, à l’époque où Datong était capitale dynastique. Taillées dans le grès par près de 40 000 ouvriers, ces grottes ont bien mieux résisté aux outrages du temps que les constructions en bois bâties à proximité (temples et pavillons), qui ont presque toutes disparu. 

Durant des siècles, le site ne fut fréquenté que par les dévots. Ce précieux isolement a cessé au début du XXe siècle lorsque des archéologues et des collectionneurs, ayant découvert ces grottes, s’y sont précipités et se sont emparés de leurs statues. De nombreuses pièces de prix ont été acheminées vers le Japon et les pays occidentaux, où elles se trouvent encore. Aujourd’hui les autorités chinoises s’efforcent de préserver au mieux le site, à la fois de l’usure du temps et des effets de la pollution. La décoration des grottes illustre l’évolution et la diversité de l’art bouddhique au fil des âges. Les 45 grottes taillées à même la roche qui ont subsisté abritent 5000 statues. Certaines sont de simples niches renfermant des bouddhas géants (le plus haut mesurant 17 m), d’autres sont conçues comme de véritables temples, protégées par des galeries de bois et ornées de reliefs. La thématique s’organise autour du personnage du Bouddha. Des Jataka, des contes retraçant les vies antérieures du Bouddha historique (Sakyamuni), sont illustrés sur les parois. On peut voir une scène où le Bouddha donne sa chair pour sauver une colombe et les 500 bandits dont on avait retiré les yeux. Dans une autre, il prélève des lambeaux de peau sur ses jambes afin de nourrir un aigle qui s’apprête à dévorer un oiseau. L’expressivité des visages et des postures donne à  ces scènes une véritable vie. Les grottes se succèdent sur environ 1 km. Elles se divisent en 3 groupes. La plus grande des grottes abritait jadis un sanctuaire. 

Le temple taoïste de la déesse A Ma à Macao

 
Ce temple taoïste est considéré généralement comme le plus ancien de Macao. Il daterait de 1555 et était certainement en place lorsque les premiers Portugais débarquèrent sur la péninsule. Le nom même de Macao a d’ailleurs comme origine celui de cette déesse taoïste (A Ma Gao), vénérée des navigateurs et des pêcheurs macanais et adorée par les marins portugais.

Cette déesse serait apparue au Xe siècle à travers la fille très pieuse d’une famille de pêcheurs du Fujian, Lin Mo. Grâce à ses pouvoirs magiques, elle aurait sauvé son père et son frère d’un naufrage mais refusa d’épouser un vieil homme qu’on lui promettait comme unique récompense, et se suicida…Par la suite, tous les marins la virent en apparition lors de leurs périples en mer, et plusieurs décrets impériaux établirent son existence tout en fondant un culte. Une divinité était née.

Une des caractéristiques les plus notable de ce temple est un rocher à l’entrée, tourné vers la mer, sur lequel figure une représentation colorée de la jonque chinoise qui aurait servi à amener la divinité à travers typhons et tempêtes. Sur cette figure, on la voit marcher sur la crête de la colline Barra et monter aux cieux. A flanc de colline, on voit beaucoup de rochers avec des inscriptions qui auraient plus de six siècles.
  
Le temple est très prisé des Chinois et on y croise beaucoup de touristes et locaux, notamment en période de fêtes, qui font des dons aux tortues sacrées et aux vieilles femmes qui mendient dans le temple.

Histoire de fantômes chinois, le chef-d'oeuvre du cinéma fantastique chinois


A Chinese Ghost Story (Histoire de fantômes chinois) est LE film fantastique (teinté de comédie romantique) chinois. Réalisé à Hong Kong, le premier opus date de 1987 et mettait en vedette le regretté Leslie Cheung, ainsi que Joey Wong (une des plus belle actrice taïwanaise) et Wu Ma.

Basé sur une histoire courte du grand écrivain chinois de la dynastie Qing, Pu Songling (1640-1715), le film a connu un immense succès en Asie notamment. L'engouement est tels qu'il connaîtra deux suites : Histoire de fantômes chinois 2 (1990) et 3 (1991), un film d'animation, une série télévisée et un remake 2011. On aura même le droit à une version érotique (Erotic Ghost Story). De nombreuses copies verront le jour, mais aucune n'atteindra la qualité des trois films initiaux.

L'histoire du premier "Histoire de fantômes chinois" raconte comment Ling Choi Sin, un timide collecteur de taxes arrive dans une petite ville et se réfugie dans un monastère en ruine : le temple de l'Orchidée. Il y rencontre Hsiao-tsing, une spendide jeune femme dont il va tomber amoureux. La belle est en fait un fantôme, sous la coupe d'un démon androgyne, Lau Lau, qui cherche à la marier au seigneur noir. Mais l'amour est le plus fort et Ling Choi Sin, aidé par un expert du maniement de l'épée et chasseur de fantômes, décide d'essayer de la sauver.

L'ensemble de l'oeuvre cinématographique présente toute la mythologie surnaturelle chinoise (magie taoiste et bouddhiste, démons terrifiants, fantômes bons et maléfiques) et aussi une des plus belle histoire du cinéma selon moi. Je vous conseille de vous précipiter voir ces trois films, ce sont des merveilles.

Voici les bandes-annonces de ces films d'exceptions :

Histoire de fantômes chinois :

Histoire de fantômes chinois 2.
Histoire de fantômes chinois 3.
Histoire de fantômes chinois 2011.

Le temple de la compréhension de toutes choses


Le temple de la compréhension de toutes choses, atypique par son architecture, est l'un des plus anciens temples bouddhiste de Kunming dans le Yunnan. Fondé sous la dynastie des Tang (618-907), reconstruit sous les Yuan (1276-1368), il a conservé le plan classique des temples Tang dans l'agencement et l'ordre de succession des salles. Le Lieu est très paisible, sauf le 1er et le 15e jour de chaque mois lunaire, où une foule nombreuse vient brûler de l'encens et des offrandes.

On peut admirer le monumental portique, édifié par le général Wu Sangui en 1666, où sont peints les quatre caractères "lieu saint de la compréhension de toutes choses" (Yuantong shenjin). Dans la salle des Quatre Rois célestes, protecteurs du monde et de la loi bouddhique, gardien des Quatre Orients, le Bouddha rieur Mile (autel central, face au Sud) accueille les fidèles et les pèlerins, tandis que, derrière lui, le guerrier Weituo symbolise la règle monastique. Au centre du bassin carré de la grande cour, élégant pavillon au toit octogonal dédié à la déesse Guanyin (forme de la déesse "aux mille bras").

La salle principale (Daxiong baodian) est remarquable par ses statues, attribuées à un maître sculpteur de Chengdu, et comptant parmi les plus beaux exemples de la statuaire bouddhique Ming (1368-1644), et ses sculptures qui ornent à profusion poutres, piliers (dragons enroulés) et corniches. A l'arrière du temple, un pavillon de style thai (Tongfo dian), offert par la Thaïlande, abrite un énorme Bouddha en bronze, Sakyamuni.