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Les grottes de Yungang


Les grottes de Yungang sont non seulement un chef-d’œuvre d’art bouddhique, mais aussi un important lieu de culte. Quelque 40 000 hommes encadrés par des artistes inspirés les ont sculptées dans le grès de la montagne. Protégées des regards indiscrets pendant des siècles, elles ont survécu aux pillages, aux intempéries et à la pollution. Situés dans le Shanxi, à 16 km à l’ouest de Datong, ces splendides sanctuaires rupestres ont été en grande partie aménagés à l’époque des Wei du Nord dans les profondeurs de la colline sacrée de Wuzhou. Les sculptures de personnages bouddhiques que l’on y trouve sont parmi les plus anciennes de Chine. Les plus importantes ont été réalisées entre 460 et 494, à l’époque où Datong était capitale dynastique. Taillées dans le grès par près de 40 000 ouvriers, ces grottes ont bien mieux résisté aux outrages du temps que les constructions en bois bâties à proximité (temples et pavillons), qui ont presque toutes disparu. 

Durant des siècles, le site ne fut fréquenté que par les dévots. Ce précieux isolement a cessé au début du XXe siècle lorsque des archéologues et des collectionneurs, ayant découvert ces grottes, s’y sont précipités et se sont emparés de leurs statues. De nombreuses pièces de prix ont été acheminées vers le Japon et les pays occidentaux, où elles se trouvent encore. Aujourd’hui les autorités chinoises s’efforcent de préserver au mieux le site, à la fois de l’usure du temps et des effets de la pollution. La décoration des grottes illustre l’évolution et la diversité de l’art bouddhique au fil des âges. Les 45 grottes taillées à même la roche qui ont subsisté abritent 5000 statues. Certaines sont de simples niches renfermant des bouddhas géants (le plus haut mesurant 17 m), d’autres sont conçues comme de véritables temples, protégées par des galeries de bois et ornées de reliefs. La thématique s’organise autour du personnage du Bouddha. Des Jataka, des contes retraçant les vies antérieures du Bouddha historique (Sakyamuni), sont illustrés sur les parois. On peut voir une scène où le Bouddha donne sa chair pour sauver une colombe et les 500 bandits dont on avait retiré les yeux. Dans une autre, il prélève des lambeaux de peau sur ses jambes afin de nourrir un aigle qui s’apprête à dévorer un oiseau. L’expressivité des visages et des postures donne à  ces scènes une véritable vie. Les grottes se succèdent sur environ 1 km. Elles se divisent en 3 groupes. La plus grande des grottes abritait jadis un sanctuaire. 

Le temple de la compréhension de toutes choses


Le temple de la compréhension de toutes choses, atypique par son architecture, est l'un des plus anciens temples bouddhiste de Kunming dans le Yunnan. Fondé sous la dynastie des Tang (618-907), reconstruit sous les Yuan (1276-1368), il a conservé le plan classique des temples Tang dans l'agencement et l'ordre de succession des salles. Le Lieu est très paisible, sauf le 1er et le 15e jour de chaque mois lunaire, où une foule nombreuse vient brûler de l'encens et des offrandes.

On peut admirer le monumental portique, édifié par le général Wu Sangui en 1666, où sont peints les quatre caractères "lieu saint de la compréhension de toutes choses" (Yuantong shenjin). Dans la salle des Quatre Rois célestes, protecteurs du monde et de la loi bouddhique, gardien des Quatre Orients, le Bouddha rieur Mile (autel central, face au Sud) accueille les fidèles et les pèlerins, tandis que, derrière lui, le guerrier Weituo symbolise la règle monastique. Au centre du bassin carré de la grande cour, élégant pavillon au toit octogonal dédié à la déesse Guanyin (forme de la déesse "aux mille bras").

La salle principale (Daxiong baodian) est remarquable par ses statues, attribuées à un maître sculpteur de Chengdu, et comptant parmi les plus beaux exemples de la statuaire bouddhique Ming (1368-1644), et ses sculptures qui ornent à profusion poutres, piliers (dragons enroulés) et corniches. A l'arrière du temple, un pavillon de style thai (Tongfo dian), offert par la Thaïlande, abrite un énorme Bouddha en bronze, Sakyamuni.

Le Temple de la Source qui jaillit


Le Temple de la Source qui jaillit (Yongquan Si) est situé près de Fuzhou dans le sud de la Chine. Le temple se dresse au milieu de la montagne du Tambour (Gushan), ainsi appelée à cause du bruit qui monte des ravins les jours d'orage. A l'entrée du temple, l'eau de source jaillit d'une fontaine ; deux pagode en céramique, décorées de bouddhas, marquent l'entrée du lieu saint.

Le monastère a été fondé au Xe siècle par l'abbé Shenyan, sous le règne de Wang Shenzhi de Min. De vieux néfliers du Japon ombragent les cours intérieures, reliées entre elles par de belles galeries. A droite de la salle principale, un couloir mène aux cuisines, équipées de quatre immenses chaudrons, dont le plus grand peut recevoir, dit-on, assez de riz pour nourrir 1000 personnes.

La salle des livres canoniques renferme un vaste choix d'ouvrages religieux rangés dans de belles bibliothèques et abrite quelques précieuses reliques. A gauche de la salle de la Loi, trois vieux sagoutiers, que la légende fait remonter à l'origine du temple, attendent patiemment leur floraison (une fois tous les 1000 ans environ).

Le temple de l'intellectualisation à Pékin

 
C'est le plus bel exemple d'architecture bouddhique d'époque Ming à Pékin. Sa toiture en tuiles vernissées d'un bleu sombre lui a valu le surnom de "temple noir".

Il fut construit sur l'ordre de l'eunuque Wang Zhen, éminence grise de l'empereur Zhengtong (1436-1449), pour être un monument à sa propre renommée. Sept salles composent cet ensemble.

Le Rulai dian, dédié au bouddha Rulai, est le bâtiment principal. La partie supérieure de l'édifice abrite une statue haute de 3 m et la salle du bas est consacrée aux trois corps du Bouddha (trikala). Les murs ornés de 9000 statuettes sculptées à l'intérieur des niches et les plafonds à caisson délicatement peints sculptées à l'intérieur de niches et les plafonds à caissons délicatement peints révèlent l'habilité inégalée des artistes de l'époque Ming. Dans un bâtiment sur la gauche, un pagodon octogonal en bois, richement décoré de motifs pris au panthéon bouddhiste, avait la fonction d'un moulin à prières.

Dans les salles du fond du temple et de l'aile gauche, on trouve de belles collections d'instruments de musiques. Le temple conserve, dans la bibliothèque, une collection de textes bouddhiques, gravés sur ordre impérial, sur des plaques en bois de poirier.

Le Monastère de la Falaise magique

Ce monastère situé près de Ta'an, tire son nom d'une légende contée dans la chronique du taishan et selon laquelle le moine Langgong, fondateur du monastère Shentong, vit les tigres s'agenouiller et les rochers s'incliner sur son passage, en 351 : "Ne vous étonnez pas de ce miracle, car les rochers ont une âme", dit-il aux ermites qui vivaient là.

Au temps de sa plus grande prospérité, sous les Tang, puis sous les Song, ce monastère compta une quarantaine de temples et plus de 500 moines. Il faisait alors partie des "Quatres Superbes", c'est à dire des quatre monastères les plus célèbres de Chine. Il était presque aussi important, à l'époque Tang, que le temple du Taishan et, selon la croyance populaire, on ne pouvait aller en pèlerinage au mont Tai sans visiter le monastère de la Falaise magique. Aujourd'hui pagodes, stèles et pavillons s'étagent sur ce contrefort du massif du Taishan, au milieu des pins, cyprès, grenadiers, plaqueminiers et autres essences.

Après avoir franchi le pont du Double Pin, on pénètre dans le monastère par la Première Porte de la montagne, imposant ouvrage d'époque Qing. Puis, la deuxième porte de la montagne, située entre la Tour de la cloche et la tour du Tambour, renferme plusieurs stèles des dynasties Tang et Song.

La salle des Mille Bouddhas (Qianfo dian) fut reconstruite sous les Ming dans son style originel (celui des Tang), puis plusieurs fois restaurée sous les Qing. D'après une stèle portant une calligraphie de Liang Qichao (1873-1929), écrivain et homme politique réformateur, il abriterait les plus belles sculptures de Chine, à savoir : au centre, une statue du Bouddha, d'époque Song, en rotin tressé, laqué et doré sur un socle de 3 m, flanquée de deux statues en bronze d'époque Ming. Sur le pourtour, une suite de 40 arhat, plus grands que nature, semblent débattre de la loi bouddhique. Réalisés sous les Song du Sud, ils furent modelés en argile sur âme de bois, dans un style extrêmement réaliste, tant dans l'acuité de l'expression des visages que dans les attitudes des mouvements de tête et de mains.

A droite, sur une terrasse à un niveau plus élevé, le pavillon des Livres impériaux, du temps des Qing, se distingue par une inscription en caractères sigulaires (écritures des sceaux). De là, on peut observer la Pierre de Langgong, un rocher qui, sur la crête de la montagne, dominant le monastère, aurait la forme d'un moine appuyé sur un bâton. D'autres rochers ont fait parler l'imagination populaire. Ainsi une petite hauteur tabulaire représenterait le lit de Gegong, du nom d'un moine, tandis qu'un autre, dit Miroir du Diable, passe pour refléter la véritable personnalité de celui qui se tient devant lui : un diable qui aurait l'aspect d'un homme verra réellement l'image d'un diable.

En sortant de cette salle et en suivant une allée sur la gauche, on atteint une forêt de stûpa, vaste cimetière ou furent inhumés les supérieurs du monastère, à partir des Tang jusqu'aux Qing. L'ensemble est dominé par la pagode Pizhi, dont les neufs étages en brique furent édifiés sous les Song. En traversant la forêt de stûpa, on remarque une pagode à étage unique. Elle fut élevée au milieu du VIIIème siècle pour recueillir les centres du fondateur du monastère. Je suis à la recherche d'une photo de ce site, merci d'avance.

Le temple de la Source de la Loi à Pékin


Fondé sous les Tang, reconstruit sous les Ming et restauré récemment, se sanctuaire fut un grand centre d'études du bouddhisme. Peu connu, il offre au visiteur des œuvres d'arts de très grande valeur.

Fermant la première cour, la salle des Rois célestes (Tianwang dian) abrite des statues en bronze d'époque Ming. Précédé de stèles, le pavillon principal possède de belles colonnes peintes et une charpente avec poutres sculptées. Les trois statues de bronze du Bouddha, entouré de ses disciples Puxian et Wushu, et celles des arhat sont d'une excellente facture d'époque Qing.

La salle de la Grande Compassion (Dabei) est dédiée au bodhisattva Guanyin. Le bâtiment fut fondé en 645, la 19ème année du règne de l'empereur Taizong, au retour d'une campagne en Corée qui avait tournée au désastre. On peut y admirer diverses statues du bodhisattva, dont une très belle Guanyin qui daterait du VIIème siècle, des inscriptions (les plus anciennes sont d'époque Tang), des bronzes, des sculptures sur bois, des porcelaines.

Le dernier pavillon, dédié au bouddha du Futur (Rulai) abrite ssa statue en bronze doré, d'époque Ming (1368-1644), qui repose sur une fleur de lotus. La tige de cette fleur, disposée entre quatre autres bouddhas indiquant les points cardinaux, semble émerger d'une montagne aux Dix Mille Bouddhas, formée par un énorme renflement globulaire en bronze. Cet ensemble étonnant est présenté sur un socle de pierre sculpté.

La structure architecturale du temple-monastère bouddhique


Le temple monastère bouddhique a joué un rôle essentiel dans la pénétration du bouddhisme en Chine et dans son rayonnement. Le lieu de culte toujours associé à une activité économique, le temple adopta les règles d'organisation architecturales propres à la Chine (carré, symétrie orientée, horizontalité), puisqu'il se présentait comme le lieu de représentation d'une administration céleste. Mais il apporta  la verticalité de ses pagodes, comme il renouvela, dans le domaine artistique, la statuaire.
 
C'est par milliers que l'on compta les monastères bouddhiques lors des périodes glorieuses de cette religion, mais c'est aussi par milliers qu'on les détruisit en des temps de persécution et de condamnation. Il reste donc peu de temples très anciens ; c'est pourquoi on peut citer les deux plus anciens qui subsistent sur le territoire chinois et fréquemment visités : le Nanchan si (VIIIème siècle) et le Foguan si (IXème siècle) sur le Wutai shan (Shanxi). Par ailleurs le style  de construction évolua : les dynasties des Ming et des Qing furent marquées par un grand développement de l'ornementation. Le plan le plus répandu, prépondérant à partir de la dynastie des Tang, comprend trois groupes longitudinaux de bâtiments orientés selon l'axe Nord-Sud, l'entrée du monastère étant située au Sud.

Le groupe central est le seul accessible, les deux autres étant les logements des moines ou des édifices à usage administratif. Sur l'axe médian, on trouve successivement : un mur écran contre les démons ; la grande porte d'entrée, avec les statues des deux gardiens et, parfois, de chaque côté, la tour de la Cloche et la tour du Tambour, ainsi que deux piliers hexagonaux ou ronds, gravés d'incantations bouddhiques ; la salle des quatre Rois célestes, protecteurs du monde et de la loi bouddhique, qui gardent les quatre points cardinaux ; la salle principale, laquelle abrite l'autel central, qui présente, faisant face au fidèle, une statue du Bouddha Sakyamuni, ou encore une triade bouddhique ; derrière cet autel, tournée dans la direction opposée, une statue de Guanyin ; tout autour de la salle sont représentés les arhat ; enfin, on rencontre, après la salle principale, une construction à deux étages, avec une salle de méditation ou une salle de la Loi au rez-de-chaussée et une bibliothèque à sûtras au premier étage. 

Le monastère bouddhique de Guangsheng




Le monastère bouddhique de Guangsheng (Guangsheng si) est situé sur les flancs du houshan, haute colline du district de Hongdong, fut fondé en 147, au temps des Han de l'Est (25-220), sous le nom de monastère du Krosa (Julushe si). Les Tang, qui le reconstruisirent en 769, le rebaptisèrent temple de la Victoire (Guangsheng si) pour commémorer la fin de la rébellion d'An Lushan. Les bâtiments actuellement visibles datent des Yuan (1276-1368) et des Ming (1368-1644).

Le monastère est composé de deux parties. Au pied de la colline se trouve le temple du Dieu des Eaux (Shuishen miao), dont la salle de la Réponse resplendissante (Mingying dian) est décorée de peintures murales éxécutées en 1324, sous la dynastie des Yuan. Sur un paroi, le dieu des Eaux, siégeant au milieu de ses courtisans, roule des yeux terribles. A ses pieds, un mandarin de district implore humblement des pluies bénéfiques. De jolies scènes de vie quotidienne (concubines se coiffant, achat de poisson à un marchand ambulant) figurent l'existence dans les appartements privés du dieu. face à la statue de la divinité, la troupe de l'actrice Zhong Duxiu s'apprête à donner une représentationd'opéra zaju pour le plaisir du dieu. Cette dernière peinture est considérée comme un document capital par les historiens du théâtre chinois.

Le monastère du Haut est dominé par une pagode (Feihong ta ou pagode Arc-en-Ciel), érigée en 1516-1527, superbe tour octogonale de 47 m de haut et de 12 étages en brique. Les corniches sont décorées de faïence émaillée polychrome représentant bouddhas, boddhisattva, dieux-gardiens, animaux fabuleux, fleurs, éléments d'architecture, figures géométriques de toutes les couleurs, justifiant ainsi le nom de la pagode.

Le Temple du Cheval Blanc à Luoyang


Le Temple du Cheval Blanc (Baima si), proche de Luoyang, est la plus ancienne fondation bouddhique de Chine qui date des Ming (1368-1644). Il fut plusieurs fois restauré sous les Ming, les Qing et de 1952 à 1957. Saccagé pendant la Révolution culturelle, le temple a dû être à nouveau restauré ; on l'a pourvu de statues provenant d'autres monuments.

Devant l'entrée, un cheval de pierre taillé sous les Song, rappelle la légende de la fondation de ce monastère. De part et d'autre de la premère cour, deux tertres, entourés d'un muret en pierre, sont ombragés de grands arbres. Ce sont les tombeaux des moines à l'origine de la fondation : Kasyapa Matanga et Zhou Falan.

Selon la légende, l'empereur Ming eut un rêve : un homme d'or volant dans le ciel, vint se poser dans la cour de son palais. Le sage Fuyi interpréta ce songe singulier : le souverain avait reçu la visite d'un immortel, venu d'un pays par-delà les Kunlun. Han Mingdi dépêcha 12 envoyés vers la contrée de ce sage, pour y recueillir son enseignement. La délégation revint avec les premiers sûtras, dont les canons des Quarante-Deux Articles, premier a être traduit en chinois mais aussi deux religieux : Kasyapa Matanga et Zhou Falan. Pour les accueillir et recueillir les textes de leur doctrine, l'empereur fit construire près de Luoyang, sa capitale, un "si", terme qui désignait alors une maison d'hôtes et sert aujourd'hui pour les couvents bouddhiques. Il fut baptisé "si du Cheval blanc", en mémoire de l'animal qui avait convoyé les textes saints depuis les contrées occidentales.

En face de l'entrée du Temple se trouve la Salle des Rois célestes (Tianwang dian). On trouve sous un dais de bois sculpté et doré d'époque Ming, trône un Bouddha des temps futurs (Maitreya). Derrière un écran, une statue en argile dorée lui tourne le dos : c'est celle du Weiduo, chef des 32 généraux célestes qui dépendent des Quatres Rois des quatres points cardinaux.

Dans la salle du Grand Bouddha (Dafo dian), on trouve sur l'autel un Bouddha en argile, modelé sous les Ming, siège encadré de deux disciples et des bodhisattva Manjusri (Wenshu) et Samantabhadra (Puxian). Les pavillons disposés de part et d'autre sont à gauche, la salle des Ancêtres (Zutang) et celle de la méditation (Chantang) ; à droite, une ancienne hostellerie.

Dans la 3ème salle, la Grande Salle majestueuse (Daxiong dian), se trouvent trois statues en bois laqué et doré. Les côtés latéraux sont ornés d'une série de neuf arhat en bois polychrome qui remonteraient au XIIIème siècle. Devant les statues du centre se trouvent cinq beaux vases en émaux cloisonnés qui datent du règne de l'empereur Qianlong (1736-1796).

Dans le 4ème bâtiment, nommé la Salle de l'Entrée en retraite (Jieyin dian), trône Amithaba, le Bouddha qui règne dans le Paradis de l'Ouest, ou plutôt le Monde de Délices de la région occidentale (Xifang jiluo shejie). Le Bouddha est flanqué des bodhisattva Guanyin et Dizang.

Au bout de l'axe du temple se trouve la terasse de la Fraîcheur (Qingliang tai), dont les murs de soutènement en brique, dateraient des Yuan. Une inscription relate les circonstances de l'arrivée des sûtras à Luoyang, tandis qu'une stèle du temps de l'empereur Kangxi (1662-1722) est dite "au texte coupé" car les caractères y sont disposés horizontalement et non verticalement. A 500 mètres du temple se trouve la Pagode des Nuages accumulés, une pagode en brique de 13 étages qui dépendait d'un monastère voisin aujourd'hui disparu.

La Grande pagode de l'Oie sauvage à Xi'an

Cette pagode fut édifiée en 652 sous les Tang en mémoire de l'impératrice Wende, mère de l'empereur Gaozong (649-683). Le moine Xuanzang, qui traversa l'Asie centrale pour se rendre en Inde et rapporta des centaines de sutras, officia au temple et traduisit tous ces textes sanskrits en chinois.

La pagode de 64 mètres, construite sur ses ordres pour la conservation des sustras, est une robuste structure carrée en brique à l'extérieur, et en bois à l'intérieur. Ses lignes très pures sont scandées par de simples ouvertures et de discrets liserés soulignant les étages décroissants. 

Le nom actuel de la pagode de l'oie sauvage aurait été donné par le moine Xuanzang qui durant son séjour au Bihar, visita un monastère qui portait ce nom. Surpris de cette dédicace, il en demanda la raison. On lui appris que les moines de ce monastère s'étaient plaints au Bouddha de manquer de viande. Il se trouva qu'à ce moment précis, un vol d'oies sauvages survolait le monastère. Pour édifier ces moines indisciplinés, le Bouddha sacrifia l'oiseau qui volait en tête, lequel s'abattit, les ailes brisées, dans la cour du monastère. Horrifiés, les moines jurèrent de ne plus jamais manger de viande et consacrèrent une fondation à l'oiseau sacrifié qui leur rappelait leur promesse.

A l'apogée de la dynastie Tang, Xi'an était près de sept fois plus grande qu'aujourd'hui et englobait le temple Cien et la pagode. La Grande pagode de l'Oie sauvage est devenue l'emblème de la ville de Xi'an.

Le temple de Nanputuo

 
Situé au pied du mont Wulao (mont des cinq vieillards), ce temple fut établi sous les Tang (618-907), mais l'architecture actuelle des Qing (1644-1911). Face à la mer, accroché à la falaise, ce temple classique dédié à Maitreya (bouddha du Futur) déroule l'habituelle série d'édifices.

Dans la première salle (Tianwang Dian : salle du roi des Cieux), la statue de Maitreya, face à l'entrée pour accueillir les fidèles ; juste derrière, Weituo, l'un des gardiens du Bouddhisme (celui-ci tient un bâton entre les doigts, pointé vers le bas pour indiquer que le temple est assez riche pour accueillir les moines de passage). Ensuite vient la salle du Trésor héroïque (Daxiongbao Dian) contenant les trois figures du bouddha (Passe, Présent, Futur) flanquées des tours de la Cloche et du Tambour.

L'Edifice central, la salle de la Grande Compassion (Dabei Dian), contient une série de quatre boddhisattvas, au pied desquels se recueillent les fidèles dans l'espoir de trouver la voie. A l'arrière de cet ensemble, la salle des Ecrits bouddhiques contient une précieuse collection de statuettes en jade, os et bois rares, et de nombreux écrits bouddhiques.

Le temple de Nanputuo est extrêmement actif, les habitants des environs viennent s'incliner les mains jointes devant les différents bouddhas, en tenant des bâtons d'encens. Ce temple est le siège de l'institut bouddhique du Sud-Fujian, il accueille beaucoup de moines dans un monastère situé à l'est du temple.

Organisation et fonctionnement d'un monastère bouddhiste chinois


La taille du temple monastère bouddhique peut varier considérablement d'un simple ermitage au petit couvent comptant quelques moines jusqu'aux vastes ensembles très hiérarchisés rassemblant des centaines de personnes. L'institution assure l'ordination et la formation des moines, mais elle accueille aussi des laïcs. La communauté bouddhique est en effet fondée sur le don mutuel entre les deux assemblées. Les offrandes faîtes à la congrégation monastique peuvent être matérielles ou spirituelles, comme la réalisation des images et la copie des livres saints, la récitation et la répétition des noms sacrés.

Elles permettent aux fidèles d'acquérir d'incomparables mérites pour leur vie spirituelle. Selon les principales croyances bouddhiques, la transmigration (passage d'une âme d'un corps dans un autre) et la causalité morale (karman), les mérites peuvent assurer une meilleure renaissance, mais ils sont, le plus souvent, transférés aux parents défunts pour contribuer à leur passage et à leur bien-être dans l'autre monde.

Les grandes célébrations sont commanditées et financées par les fidèles ou par des associations formées le plus souvent des habitants d'un village ou d'un quartier. Les plus courantes sont les fêtes régulières du calendrier bouddhique, comme le bain ou l'anniversaire du Bouddha ou celui de Guanyin, auxquelles s'ajoutent les cérémonies qui marquent l'inauguration ou la réouverture d'un temple, celles de la "remise à la vie" qui permettent aux animaux d'échapper à la mort, ou encore le très prestigieux "jeûne de l'eau er de la terre", la grande fête du Salut universel. En photo, le monastère de Shaolin, le plus célèbre de Chine et sans doute du monde.

Les Monastères de Tuen Mun

 
Il existe à Tyen Mun, près de Hong Kong, deux monastères bouddhistes très bien conservés et qui présentent un intérêt spirituel et touristique certain..

Le Monastère de Castle Peak se niche dans les contreforts de Tsing Shan (green mountain) au dessus de Tuen Mun. Ses temples décrépits et son aspect élaboré, bien que fané, ajoutent à son charme. Le monastère actuel date de 1918, mais la légende raconte qu’il fut fondé au Vème siècle par le célèbre moine Pei Tu. Ayant volé un bouddha en or dans une demeure où il était invité, celui-ci fut pourchassé jusqu’au bord d’une rivière qu’il traversa en transformant son bol de riz en bateau, d’où son nom, qui signifie « bateau-tasse ». Derrière le temple, un sentier conduit à un autel et un bouddha doté de quatre visages, sous un rocher en surplomb qui offre un point de vue sur Tuen Mun.

Le Monastère de Miu Fat est une merveille. Des dragons dorés incrustés de mosaïques et de miroirs s’enroulent autour de piliers ; des lions et des éléphants sculptés dans la pierre gardent l’entrée, tandis que des figurines représentant des animaux mythiques s’alignent sur les faîtes et les corniches de ce temple bouddhique richement décoré. A l’intérieur, le déploiement de couleurs se poursuit sur les paliers de l’escalier, ornés de bas-reliefs peints illustrant des scènes bouddhiques. L’Autel principal situé au troisième étage contient les statues des trois précieux bouddhas (en photo). Là sont disposées des centaines de tablettes ancestrales, couvertes d’or ainsi qu’une immense statue d’Avalokitesvara, aux mille mains tendues pour aider les malheureux.

Le Monastère des 10 000 Bouddhas à Hong Kong

 
 
Le Monastère des 10 000 Bouddhas est perché dans les collines du nord-ouest de Sha Tin près de Hong Kong. Il faut gravir 400 marches pour pouvoir accéder au temple principal.

Un glissement de terrain a occasionné d’importants dégâts en juillet 1997 et le temple resta fermé près de deux ans et demi pendant la conduite des travaux financés par les dons des fidèles.

Sur les murs du temple principal courent des étagères où sont alignés 13 000 petits bouddhas offerts au monastère depuis sa fondation dans les années 1950. Chacun, gravé du nom de son donateur, est représenté avec une pose et une expression légèrement différentes. Trois bouddhas dorés de plus grande taille, protégés par une paroi en verre, se dressent au centre.

Devant le temple, la terrasse est bordée de statues multicolores des 18 disciples de Bouddha, les lohans, arborant un air farouche. Derrière sont disposés deux statues de bodhisattvas, êtres à mi-chemin entre l’éveil et le monde matériel : l’un chevauche un éléphant et l’autre un lion à l’apparence sauvage.

Au milieu de tout cet ensemble se tient un autre bodhisattva, Wei To, le protecteur des monastères, tandis que derrière lui se trouve une statue de Kwun Yam, la déesse de la miséricorde.

La déesse fait face à une pagode rouge. Celle-ci est dotée de neuf niveaux, chiffre particulièrement vénéré dans le bouddhisme, bien qu’il ne compte en réalité que quatre étages. Du sommet, 69 marches conduisent au niveau supèrieur du temple, où attend le corps momifié du fondateur du monastère, Yuet Kai, debout dans une vitrine devant un gigantesque bouddha doré.

Professeur de philosophie à Kunming, dans le sud de la Chine, Yuet Kai consacra sa vie à l’étude du bouddhisme. Il arriva à Hong Kong après la seconde guerre mondiale et entreprit de bâtir le temple.

 sa mort en 1965, à l’âge de 87 ans, il fut enterré dans un cercueil sur la colline. Huit mois plus tard, les fidèles l’exhumèrent pour le ré-enterrer. Selon leurs dires, non seulement la dépouille ne présentait aucun signe de décomposition mais elle émettait une lueur fluorescente.

Le corps fut embaumé, couvert de feuilles d’or, vêtu d’une robe, placé dans la position du lotus et disposé à son emplacement actuel comme modèle de piété.

Le temple Lingyinsi à Hangzhou

 
Le temple Lingyinsi se trouve à Hangzhou en bordure du Feilaifeng. Le Lingyinsi ou « temple de la retraite des âmes », fut fondé en 326. Il fut reconstruit 16 fois, la dernière reconstruction datant de 1950.

Les reliques de son fondateur, le moine Huili, se trouvent dans un stupa situé juste avant l'enceinte de l'édifice. Sous les Tang (618-907), il s'agissait du plus grand lieu de culte du bas-Yangtzi, un des dix temples de la secte zen en Chine.

Trois mille moines se répartissaient entre 72 salles, 9 tours et 18 pavillons. Le temple actuel a gardé le style ancien. Dans la première salle, quatre gardiens célestes sont aujourd'hui encore disposés par paires sur les côtés. Au centre se trouve un bouddha Maitreya, flanqué dans son dos du général-gardien Weituo. Son arme tournée vers la terre, indique que le temple ne possède pas de dortoirs pour les pèlerins. Sur la porte, se trouve encore une inscription de la main de Kangxi : « Temple bouddhique de la forêt du nuage », ce qui correspond à l'ancien nom du temple.

La deuxième salle renferme un immense bouddha Sakyamuni, haut de 20 m et formé de 24 blocs de camphrier. Sculpté en 1956, le bouddha assis sur un lotus, prêche la loi. Dans son dos, un immense bas relief raconte l'épopée de 53 enfants sur la voie du bouddhisme.

Une troisième salle datant de 1991, abrite le bouddha de la médecine, Yaoshedian, ainsi que les 12 généraux du zodiaque. Depuis l'an 2000, l'aile gauche du temple a été transformée en salle des « 500 arrhats ». Les arrhats sont les disciples du bouddhisme dans l'école du petit véhicule du bouddhisme. Au printemps le Lingyinsi accueille des pèlerins venant de toute la Chine.

Les pagodes bouddhistes chinoises

 
Venue d'Inde, la pagode, tout comme le bouddhisme, s'est propagée à partir du 2e siècle en Chine, puis en Corée ainsi qu'au Japon. La pagode telle qu'on la connaît est une évolution du stûpa indien, c'est-à-dire, une sorte de sépulture où les reliques sacrées pouvaient être protégées et vénérées. La forme du stûpa indien par contre - bol à aumône retourné, qui évolue plus tard en demi-sphère - s'est énormément diversifiée lors de sa propagation en Asie, jusqu'à présenter, comme c'est le cas de la pagode, une architecture qui ne possède plus du tout les caractéristiques du stûpa.

En Chine, la pagode, au centre des grands temples bouddhiques, présentait, en outre, d'autres avantages et utilités. Elle servait par exemple, très simplement, de tour d'observation, voir loin étant une motivation suffisante. La possibilité que la construction offrait de surveiller les mouvements des ennemis constitue également un atout indéniable. Enfin par sa grande taille, en navigation maritime et fluviale, la pagode servait de point de repère : embarcadères ou ponts se trouvant à proximité. Composées de plusieurs étages, construites en maçonnerie, pierre et brique, dépourvues de shinbashira (terme qui sera défini par la suite), les pagodes ont un espace intérieur vaste avec accès aux étages par escaliers. De l'époque des Han (25-220) jusqu'à la dynastie des Qing (1644-1911), celles-ci ont une fonction hautement religieuse, servant de lieu de culte et de lieu de conservation de reliques pour l'Empire du Milieu, ce qui n'empêchait pas les Chinois de s'en servir comme observatoire, comme c'était le cas par exemple pour la pagode octogonale Liaodi.

Sous les Han, les pagodes antiques étaient comme la plupart des constructions de l'époque en bois. Malheureusement, le bois prenait feu assez facilement, le bois pouvait également pourrir et être ravagé par des insectes. Ce sont les raisons pour lesquelles, un certain nombre d'entre elles ont subsisté. Par contre lors d'un séisme, ce sont les pagodes en bois qui résistaient le mieux : alors que celles en maçonnerie se montraient peu stables. Les pagodes en bois ne sont présentes qu'au Japon à une exception près : la pagode Sakyamuni du temple Fogong, du 11e siècle et de 67 mètres de haut, la seule structure entièrement en bois existant encore en Chine.

Remplacer le bois par de la brique et de la pierre a rendu les pagodes plus résistantes au feu. L'utilisation de ces matériaux a contribué à réduire la taille des avant-toits étant donné que la brique a une assez faible résistance flexionnelle et de cisaillement. C'est en Chine qu'on retrouve la plupart des pagodes en brique. Remarquez qu'on retrouvera également encore quelques pagodes en bronze, fer céramique ou composées de briques et tuiles vernissées en Chine.

La pagode octogonale Liaodi (terme signifiant « Observation de l'ennemi ») de 1055 du temple Kaiyuan à Dingzhou (nord de la Chine) haute de 84 mètres, totalisant 11 étages est construite en maçonnerie. Typiquement chinoise, elle est la plus haute des pagodes anciennes existant encore. Les avant-toits sont constitués de couches de briques sont courts. Un escalier est logé dans la partie centrale, et la pagode est dotée de réelles portes et fenêtres.

Le temple des Six Banians à Canton

 
Le temple des Six Banians à Canton est un très vieux temple bouddhiste. Fondé en 537, il fut brûlé sous la dynastie des Song et reconstruit en 989. Le nom du temple vient des six banians (arbres tropicaux) qui le ornaient. Ces derniers ont aujourd'hui disparu bien que l'on ai replanté deux spécimens.

Au sein du temple, le visiteur peut contempler la pagode des fleurs qui mesure 57m de haut et qui comprend 16 étages. La pagode est surmontée d'une colonne de bronze de 5 tonnes datant du XIVème siècle que l'on appelle la colonne des milles bouddhas. Autre particularité, la pagode penche légèrement et il a fallu il y a quelques années faire des travaux car on craignait qu'elle ne s'écroule.

Derrière la pagode une salle accueille trois bouddhas en bronze doré âgés de plus de trois cents ans. Celui de gauche symbolise la tranquillité et l'avenir, celui du milieu symbolise le présent et celui de droite représente le passé et accueille les croyants.

Dans le temple, on trouve la salle des morts, avec les tablettes bouddhistes traditionnelles et les photos des défunts.

Enfin, la statue de Guan Yin offre un dernier attrait à ce haut lieu du bouddhisme de Canton. Guan Yin était dit on un homme qui changea de sexe pour attirer les croyantes vers le bouddhisme. Les femmes enceintes vont prier devant la statue car elles pensent qu'elle les aidera à avoir un garçon.
 
Une communauté de moines habite toujours le temple, imperturbables, ils regardent parfois les visiteurs et les touristes telle une attraction.

Le Temple des Lamas à Pékin



Le Temple des Lamas à Pékin, construit en 1694 est l'ancien palais de l'empereur Yongzheng et offert aux moines tibétains en 1732. En effet les empereurs mandchous étaient très favorables au bouddhisme tibétain.

Ce monastère hébergea jusqu'à 300 lamas et avait des rapports très privilégiés avec l'empereur. Ils étaient, dit-on, les seuls à pouvoir le regarder dans les yeux.

S'étendant sur une superficie de 66 000 mètres carrés et mesurant 400 mètres du nord au sud et 200 mètres d'est en ouest, elle est constituée de trois parties principales : la cour Baofang, le jardin et les bâtiments. Les bâtiments comprennent sept groupes d'architectures et cinq cours successives, avec un millier de pièces au total.

Lorsque l'on rentre dans le temple ont est frappé par la beauté de la porte de style Ming ainsi que par les très beaux pavillons dits du tambour et de la cloche.

On peut admirer dans la salle des quatre gardiens célestes, un magnifique bouddha Maitrya en bois doré ainsi que quatre statues en terre cuite (les gardiens) qui écrasent des diables sous leurs pieds.
 
La salle de l'éternelle harmonie abrite trois bouddhas en bronze (représentants le passé, le présent et le futur). On peut observer dans cette salle de magnifiques tankhas tibétains.

La salle de la protection éternelle (Yongyou dian) présente trois bouddhas (celui de la médecine, celui la longévité et celui de l'enseignement). Mais on peut surtout contempler deux bouddhas femmes, dont l'un est fait de 6000 morceaux de soie cousus ensembles.

La salle de la Roue de la Loi (Falun dian) est la plus grande et la plus spectaculaire On peut y admirer une énorme statue en bronze, de plusieurs dizaines de tonnes) de Tsongkapa. Des fresques superbes ornent cette salle (scène de chasse etc...).

Le pavillon des dix mille bonheurs abrite une statue de bouddha de 26m de haut et de 8m de diamètre, sculptée dans un tronc de santal blanc. Les murs sont là encore décorés de superbes tankhas.

La visite de ce haut lieu spirituel se finit par un petit musée contenant de nombreux objets représentants les liens du pouvoir chinois et du bouddhisme tibétain.

Liste des temples/monastères du bouddhisme chinois en chine continentale



Voici une liste des temples/monastères du bouddhisme chinois en chine continentale. Beaucoup de temples et monastères ont été détruit au XXème siècle. N'hésitez pas à nous signaler des oublis éventuels par le formulaire de contact. En photo, le temple de Puning dans la province de Hebei.

Beijing :

-Temple de Yonghe (bouddhisme tibétain).

Hebei :

-Temple de Puning
-Temple de Putuo Zongcheng

Fujian :

-Temple de la Grue Blanche
-Temple de Guanghua

Monastère Shaolin du Sud

-Temple de Wanfu

Guangdong :

-Temple de Nanhua

Henan :

- Monastère de Shaolin
- Temple de la Montagne parfumée dans les grottes de Longmen
- Temple du Cheval blanc

Jiangsu :

- Temple de Hanshan

Jiangxi :

- Temple de Donglin

Shandong :

- Temple de Zhanshan

Shanghai :

- Temple du Bouddha de jade
- Temple de Jing'an
- Temple de Qibao

Zhejiang :

- Temple de Baoguo
- Temple de Puji
- Temple de Lingyin

Yunnan :

- Temple de Yuantong