La légende de Gun


Une légende chinoise ancienne raconte comment un personnage du nom de Gun lutta contre les hautes eaux qui s'abattaient sur le pays. 

Un jour les hautes eaux s'élevèrent jusqu'au ciel. En ce temps-là, le quatrième empereur Yao régnait et il dit ceci : "Oh ! quatre monts sacrés! immense est la crue des hautes eaux qui s'élèvent jusqu'au ciel! elle gonfle et enveloppe les montagnes, engloutit les collines. Le peuple des basses terres est dans le malheur. Qui pourrions-nous envoyer pour remédier à telle situation?" - Tous répondirent : "Gun en est capable!" - Yao dit : "Gun enfreint les ordres et parle mal de ses semblables. C'est impossible!" Les chefs des quatre monts répliquèrent : "Revenez sur votre décision. Essayez-le toujours et s'il ne convient pas de l'utiliser, vous le renverrez. " Aussi Yao se rangea-t-il à l'avis de ceux-ci, il utilisa donc les compétences de Gun. Pendant neuf ans, celui-ci œuvra au service de Yao, mais sans obtenir aucun résultat. Il déroba les terres vivantes de l'empereur afin d'endiguer les eaux. Il n'écoula pas les ordres de celui-ci et, de plus, la tâche surpassait de beaucoup ses faibles capacités. 

Ses échecs le menèrent à recevoir un châtiment. Shun, le cinquième empereur, vint et demanda à son prédécesseur Yao que Gun fût banni au mont Yu. L'empereur ordonna à Zhurong de le tuer dans les parages du mont. Zburong était le directeur du feu et lorsqu'il mourut, il devint l'esprit du feu. Après sa mort, Gun donna naissance à Yu. Gun fut l'objet de culte de trois dynasties. Le père de Yu faillit être un héros. Ses échecs permirent à celui-ci, Yu le Grand, de briller d'un incomparable éclat. Il accepta de prendre la place de son père et servit le souverain qui l'avait fait mettre à mort. Son oeuvre la plus éminente consista à remettre de l'ordre dans les terres immergées sous les hautes eaux. Yao mourut. L'empereur Shun demanda au quatre monts sacrés: "Y a-t-il quelqu'un qui soit capable d'accomplir en beauté les tâches fixées par Yao? Je l'installerais dans sa fonction". Tous répondirent: "Le comte Yu est ministre des travaux publics, il est apte à accomplir en beauté les œuvres de Yao. - "Fort bien!" dit Shun, et il donna cet ordre à Yu : "Vous régulariserez les eaux et la terre. A cela vous consacrerez tous vos efforts." Yu était un être perspicace, serviable, capable et laborieux. Il ordonna à tous les seigneurs et aux cent familles de lever les hommes en masse afin de procéder à une division des terres. Il parcourut les montagnes et incisa les arbres, il détermina les monts vénérables et les rivières nobles. Il fut très affecté par l'échec de son défunt père Gun qui avait reçu un châtiment. Cette tâche accabla son corps et accapara toutes ses pensées, il resta dehors pendant trente ans et lorsqu'il passait devant chez lui, il n'osait point entrer. Vêtu et nourri médiocrement, il faisait preuve d'une piété sans faille envers les revenants et les esprits. Pour se déplacer sur terre, il prenait un char, pour voyager sur l'eau, il montait dans un bateau. De la main gauche, il tenait le niveau et le cordeau; de la main droite, le compas et l'équerre. 

C'est ainsi qu'il divisa les neuf provinces, qu'il fit communiquer les neuf voies, qu'il endigua les neuf lacs et pris la mesure des neuf montagnes. Alors Yu combla les eaux débordées avec de la terre vivante. Il aplanit les monts Kunlun afin d'en abaisser les terres. Shun envoya Yu ouvrir un passage aux trois fleuves et aux cinq lacs. Il fit convenablement communiquer et s'écouler sans interruption les canaux pour qu'ils se jettent dans la mer Orientale. Les eaux débordées s'égouttèrent peu à peu et les neuf provinces s'asséchèrent. Les peuples innombrables jouirent tous de la paix retrouvée.

Les dieux des corporations



Le confucianisme prônant le culte des ancêtres amena la vénération et, pour les inclure dans la religion, la déification de tous ceux qui, par leurs découvertes, étaient à l’origine d’un nouveau métier. Dans toutes les professions, on honorait celui ou celle qui était considéré comme l’ancêtre de la profession. On lui consacrait souvent un temple, et sa fête était l’occasion de réunir tous les membres de la guilde. Le dieu des menuisiers était Lu Ban, qui aurait vécu au début du Ve siècle avant JC, qui aurait crée la plupart des instruments de menuiserie et aurait su fabriquer des automates, dont un oiseau capable de voler. Alors qu’il grimpait sur une pente, il se coupa le doigt en s’accrochant à des herbes ; étonné qu’une herbe puisse entamer la peau, il l’examina et remarqua que le bord n’en était pas lisse mais dentelé, ce qui lui donna l’idée de la scie. Il était aussi le dieu des maçons car c’est lui qui aurait construit le pont de Zhaozhou.

Celui des cultivateurs et des marchands de thé était Lu Yu, qui vécut sous la dynastie des Tang. Abandonné de ses parents, il fut élevé par des bonzes et c’est sans doute d’eux qu’il apprit les vertus de ce breuvage, car, à l’imitation des bonzes de l’Inde, ceux-ci buvaient du thé pour garder l’esprit clair au cours de leur méditations. Après avoir parcouru la Chine pour étudier les différentes sortes de thés, il se retira dans la province du Zhejiang pour y écrire son « Classique du thé » (cha jing), où il expliqua ses propriétés, ses différentes qualités, ses lieux de production, ses variétés, les façons de le préparer et de le boire. Les marchands de thé avaient souvent une statue de lui dans leur boutique, traditionnellement en porcelaine. Le thé prit une importance particulière car il faisait partie des cadeaux de la famille du fiancé à celle de la fiancée, si bien que décider un mariage s’appelait « accepter le thé » ou « la cérémonie du thé » et qu’un personnage du roman « Rêves au pavillon rouge » dit à une jeune fille : « Tu as bu le thé dans notre foyer, comment ne serais-tu pas la belle-fille de notre famille ! ». Un disciple demandait à un maître de l’accepter en lui présentant une tasse de thé, et celui-ci signifiait son acceptation en la lui prenant des mains.

Le dieu des fabricants de vin et d’alcool était Du Kang, qui était en fait Shao Kang, celui qui rétablit le pouvoir de la dynastie Xia après l’usurpation de Han Zhuo et régna de 2079 à 2057 avant JC ; c’était un des personnages à qui on attribuait la découverte de la fermentation.

Les potiers ne vénéraient pas un seul dieu, mais sept. Dans leurs temples, les trois principaux était l’empereur mythique Shun, inventeur de la poterie, Lao Zi, qui fabriquait du cinabre dans un chaudron et protégeait la cuisson, et le dieu du Tonnerre (Lei Gong), qui devait assurer du beau temps pour que le bois soit bien sec. Les quatre dieux secondaires étaient celui des Montagnes (shan shen), celui du Sol (Tudi gong), la terre étant la matière première essentielle, le dieu des Chevaux (ma shen) et celui des Buffles (niu shen), à cause de l’importance des transports pour obtenir les matériaux et vendre la production. En fait cette trinité flanquée de quatre dieux a dû être crée sur le modèle des trois bouddhas du Passé, du Présent et du Futur, assistés des quatre dieux-gardiens des orients. Les charbonniers vénéraient eux trois dieux, celui du Sol, celui des Montagnes et celui de la Poterie, considérés par eux comme un seul personnage.

Le dieu des constructions  hydrauliques et des eaux était Erlang Shen, mais cette appellation est ambiguë, car elle signifie simplement « le deuxième fils ». Il s’agit ici de Li Bing, gouverneur de la province du Sichuan sous le roi Zhao du royaume de Qin dans l’antiquité, qui divisa le cours supérieur d’un affluent du Yangtse en plusieurs bras et permit d’irriguer la plaine de Chengdu  et d’y éviter les inondations. Il combattit le dragon de cette rivière en se transformant comme lui en buffle ; mais ne parvenant pas à le vaincre, il recourut à l’aide de son assistant ; il se mit une ceinture blanche et dit qu’il se tiendrait du côté sud, ce qui permit à l’assistant de le reconnaître et de trancher la tête du dragon. On identifie parfois Erlang shen à son fils qui continua son œuvre. On dit aussi que Erlang shen, avec la même fonction, était Zhao Yu, qui avait cultivé le Tao sur le mont de la Ville Pure (Qingchen shan) au Sichuan et qui, gouverneur d’une région où sévissait un dragon terrible, se fit accompagner d’un millier d’hommes faisant résonner des tambours sur les rives, se jeta dans l’eau avec une hallebarde, ressurgit en brandissant la tête du dragon, mais disparut ensuite dans la rivière. Il fut donc vénéré pour s’être sacrifié pour son peuple. Suivant les régions, il y a beaucoup d’autres divinités de l’eau, mais qui sont inconnues en dehors de leur localité. Il ne faut pas confondre le Erlang shen, appellation de Li Bing ou Zhao Yu, avec le Erlang shen frère de la déesse du mont Huashan et guerrier céleste que l’on retrouve dans le roman « Le Voyage en Occident » ; ni avec Yang Jian, le Erlang shen du roman « L’investiture des dieux », qui avait trois yeux et le pouvoir de se transformer, de monter au ciel, d’entrer dans la lune.

Les deux sages Mei et Ge (Mei Ge er sheng) étaient, dans la plupart des régions, les patrons des teinturiers et des imagiers qui imprimaient des images de nouvel an en couleurs. Coexistent deux mythes sur ces dieux. . D’après l’un, il s’agissait de deux amis qui vivaient à une époque où les hommes ne connaissaient que la toile écrue et les peaux de bêtes. Un jour, l’un d’eux tomba par accident dans une rivière aux eaux boueuses et ensuite ne réussit pas à laver son vêtement, qui était devenu jaune. Il en avertit son ami et ainsi aurait découvert la teinture jaune à partir de certaines terres. Il trouvèrent ensuite d’autres colorants, toujours par accident : des vêtements mis à sécher sur une branche et tombés sur l’herbe se tachèrent en différents endroits : les colorants végétaux étaient découverts. Un soir où ils se soûlaient ensemble, l’un d’eux cracha par inadvertance dans une jarre à teinture et le tissu pris un bleu magnifique : ils avaient découvert le colorant tiré du ferment de vin. L’autre mythe dit que Mei et Ge n’étaient pas des hommes, mais une prune (mei) et une sorte d’oiseau (ge niao). Un empereur mécontent de ne pas avoir un vêtement de couleur rouge pour se distinguer des gens du peuple, mettait à mort les artisans, incapables de le satisfaire. Pour sauver ses collègues, un vieillard trompa le souverain et prétendit y parvenir si on lui laissait du temps. Mais la date approchait et il n’avait rien trouvé quand il remarqua que le jus d’une prune teintait le bec d’un oiseau et il eut l’idée d’en tirer une teinture. Il sauva ainsi les autres artisans et ceux-ci voulurent l’honorer ; mais il refusa, déclarant que c’était l’Empereur du Ciel qui avait envoyé deux immortels sous forme d’une prune et d’un oiseau ; c’est donc à eux qu’on éleva un temple.  

Il y en avait bien d’autres : Taishang Laojun était le dieu des orfèvres, car, dans son chaudron aux Huit Trigrammes, il faisait fondre la drogue d’immortalité, le cinabre ou oxyde de mercure ; Can Jie, inventeur de l’écriture, était celui des scribes et greffiers ; Cai Lun, inventeur du papier, celui des fabricants de papier ; Song Jiang, chef des brigands du roman « Au bord de l’eau », celui des voleurs ; et, merveilleux exemple de syncrétisme religieux, Matteo Ricci, le missionnaire italien qui avait apporté des techniques occidentales, celui des fabricants et réparateurs de montres à Shanghai.                

L’Empereur Wenchang


Dans toutes les villes de Chine ou presque, il y avait un temple ou au moins un autel dédié à l’empereur Wenchang qui régnait sur une constellation formée de six étoiles à côté du Boisseau  du Nord et qui était chargé de la promotion des humains. Ce dieux était surtout vénéré par les lettrés fonctionnaires dont il commandait la réussite.

A la fin du IIIe siècle avant JC, à la chute de la dynastie Qin (206 av JC), la Chine était en proie aux rivalités de chefs de guerre qui voulaient refaire l’unité de l’empire à leur profit, Wenchang demanda à l’empereur du Ciel de s’incarner pour aider le futur fondateur de la dynastie Han. C’est ainsi qu’il naquit dans la famille de l’empereur Gaozu des Han et fut nommé prince de Zhao. Mais l’impératrice Lü le fit exécuter avec sa mère. Au milieu du Ier siècle, Wenchang s’était aperçu que sa mère s’était réincarnée comme l’épouse d’un paysan pauvre nommé Zhang, dans une région où l’impératrice Lü et les membres de sa famille étaient devenus des animaux de fermes. Le vieux Zhang, n’ayant plus de fils, se coupa le bras, versa le sang dans le creux d’une pierre qu’il recouvrit et fit le vœu, si un animal naissait de son sang, de l’adopter comme son héritier. Wenchang décida alors de s’incarner sous la forme d’un serpent doré, que la femme de Zhang, ramena à la maison et éleva. Au bout d’un an, une corne et des pieds poussèrent sur le corps de ce serpent, qui se mit alors à dévorer les moutons, les cochons et les chiens des environs, réincarnations de l’impératrice Lü et de ses parents et fidèles. 

Les paysans du village se plaignirent, puis finirent par enfermer le vieux Zhang et sa femme. Rendu fou furieux par cela, le serpent provoqua un typhon au cours duquel tous les habitants furent tués, soit plus de deux mille personnes. Mais ainsi il était allé au-delà de sa vengeance et avait provoqué la mort accidentelle de nombreux innocents. Aussi fut-il condamné à devenir le dragon d’un lac qui ensuite se dessécha ; de petits vers se logèrent entre ses quatre vingt quatre milles écailles, le mordillant et le faisant cruellement souffrir. Remonté au Ciel après cette épreuve, l’empereur Wenchang fut assisté  du Sourd Céleste et du Muet Terrestre, grâce à qui ceux qui savent ne peuvent pas parler et ceux qui parlent ne peuvent pas comprendre, de façon que les voies du Ciel restent impénétrables.     

La légende de Bi Gan

Deux étoiles célestes sont particulièrement chargées des examens officiels des lettrés fonctionnaires. L’une des examens civils, Wenquxing, qui est la quatrième étoile dans la constellation du Boisseau du Nord, et l’autre des examens militaires, qui est la sixième étoile de cette même constellation. Quand de grands fonctionnaires ou de grands généraux apparaissent sur terre, ils seraient des incarnations de l’une ou l’autre de ces étoiles. Ce serait le cas du juge Bao, modèle d’intégrité, et de Bi Gan, ministre du dernier empereur des Shang pour Wenquxing ; et du général Di Qing pour Wuquxing. Bi Gan avait osé faire des remontrances à son souverain, tyran sous le charme de l’incarnation d’un esprit-renard devenu sa concubine. Il s’agissait d’une vengeance de Nüwa, à qui l’empereur avait fait subir un affront. Pour se débarrasser du ministre rabat-joie, la concubine fit semblant d’être gravement malade et prétendit que seul pouvait la guérir un médicament préparé avec un cœur spécial comme celui de Bi Gan.

L’empereur n’hésita pas à exiger le sacrifice de son ministre. Bi Gan avait reçu d’un magicien un papier de charme qu’il ne devait ouvrir qu’en cas d’extrême nécessité ; il y lut alors la prédiction de ce qui lui arrivait et le moyen d’y remédier : il devait brûler cette feuille de papier, en absorber les cendres et il pourrait survivre tant que personne ne lui dirait qu’on ne peut pas vivre sans cœur. Il suivit la prescription et quand il se rendit au palais pour s’arracher le cœur et le remettre à l’empereur, son sang ne coula pas et il put sortir du palais. Mais sur le chemin du retour il rencontra la sœur de la concubine ; celle-ci au courant du stratagème qui avait sauvé la vie à Bi Gan, s’était déguisée en marchande et criait qu’elle vendait des légumes sans cœur. Intrigué, Bi Gan lui demanda ce qu’étaient ces légumes. Elle lui répondit : « ce sont des légumes morts car une planta pas plus qu’un homme ne peut vivre sans cœur ». Bi Gan alors tomba, mort. Il est resté un modèle des ministres courageux, des censeurs inflexibles, qui n’ont pas peur de s’emporter contre la tyrannie d’un souverain et qui en même temps, vassaux fidèles, acceptent de sacrifier leur vie plutôt que de fuir.

Planètes, constellations et étoiles dans l'organisation céleste chinoise


Les planètes et étoiles occupent une place bien particulière dans l’organisation céleste chinoise. Les Chinois avaient remarqué ainsi que Jupiter mettait douze ans pour revenir à la même position dans le ciel à la même heure (c'est-à-dire à faire le tour du soleil). Ils avaient donc divisé le ciel en douze parties, chacune correspondant à la position de Jupiter par rapport à une constellation. Mais Jupiter se déplace d’ouest en est, alors que les constellations vont d’est en ouest. Aussi ont-ils crée un corps stellaire purement imaginaire qui se déplacerait dans le sens des constellations, donc dans le sens inverse de celui de Jupiter, et à la même vitesse. 

Cette planète fictive fut appelée Taisui, et elle se trouvait au nord quand Jupiter était au sud, ou à l’ouest quand Jupiter était à l’est, toujours exactement à son opposé dans le ciel. Comme il était évidemment impossible de la voir, on croyait qu’elle prenait la forme d’une boule de chair qui se déplaçait sur la terre en suivant le mouvement de Taisui dans le ciel. D’après le roman L’Investiture des dieux, l’épouse du dernier empereur des Shang aurait été enceinte en marchant sur l’empreinte d’un pied géant et aurait donné naissance à une boule de chair, que l’empereur ordonna de jeter dans la banlieue, mais qui fut protégée par des animaux. Un taoïste en la fendant permit à un enfant, Yin Jiao, d’en sortir. Celui-ci fut ensuite allaité par une immortelle. Voulant venger sa mère, qui avait été cruellement mise à mort à l’instigation d’une concubine, il se battit aux côtés du futur empereur Wu contre son père et la tua.

Autre exemple, la planète Vénus (Taibai xing) avait pour les taoïstes un caractère féminin : sur les fresques du temple de Yonglo, dans la province du Shanxi, qui datent du XIVe siècle, elle est peinte sous les traits d’une femme tenant un luth. Sous la dynastie Han, on croyait que c’était elle qui décidait des guerres ; à partir des Ming, elle est figurée comme un vieillard qui apporte la paix. Dans la religion populaire, elle est peinte comme un personnage masculin, fils de l’empereur céleste Bai ; elle représente l’élément métal et l’ouest. Elle fait partie des sept luminaires, constitués par les planètes qui représentent les Cinq Eléments plus le Soleil et la Lune. Parfois on ajoute certaines étoiles pour former onze luminaires. Ce sont ces luminaires qui se répartissent les malheurs suivant les jours de l’année si on enfreint les interdits liés au calendrier, mais heureusement mentionnés dans les almanachs. L’immortel Dongfang Shuo est parfois considéré comme une incarnation de cette planète. 

Pour renforcer le prestige de certaines étoiles particulièrement importantes, les milieux taoïstes, puisque leur religion était aussi une astrologie, ont créé la Mère des Boisseaux qui aurait enfanté les sept étoiles du Boisseau du Nord, l’étoile qui régit la constellation Gou-chen, et celle qui régit la constellation Ziwei. Pour faire concurrence au bouddhisme ésotérique et à la statue de Guanyin aux nombreux bras et yeux, elle était représentée, sur le modèle de Marîcî, avec trois yeux, quatre visages, huit bras, deux mains dessinant des  mudra, les six autres tenant le soleil, la lune, un sceau (insigne de commandement), une étoile, une hallebarde et un arc. Mais elle n’eut jamais l’imprtance de ses fils ni de son homologue bouddhique. Elle aurait été à l’origine l’épouse d’un roi qui n’avait pas d’enfant et elle aurait fait vœu de lui en donner. Un jour en se baignant dans un étang où poussaient des lotus d’or, elle sentit une impression étrange, et neuf boutons apparurent sur un des plants de lotus, d’où sortirent ses neuf enfants.   

Parmi les corps célestes néfastes Taisui est le plus craint. On disait qu’il ne fallait jamais se dresser face à lui ou lui tourner le dos (ce qui voulait dire se dresser en face de Jupiter), car cela entraînerait une maladie grave ou la ruine de la famille. Il était interdit de construire par exemple un bâtiment quelconque dans la direction de Taisui, car cela eut été le troubler et on risquait, en creusant, de trouver une boule de chair, ce qui aurait provoqué une catastrophe. Il ne fallait pas non plus voyager, déménager dans cette direction. L’année où Taisui traversait la constellation sous laquelle on était né était fort dangereuse, et on déposait alors une lampe à huile dans un temple supposée représenter la personne en danger qui se mettait ainsi sous la protection des dieux.

Un autre corps céleste maléfique était l’étoile du Tigre Blanc (Baihu). Assoiffée de sang, elle ne pouvait être apaisée que par des offrandes sanglantes. Elle était particulièrement dangereuse pour les femmes enceintes, qu’elle faisait avorter, et les nouveaux-nés. Elle présidait aux guerres et, dans le palais impérial, la salle des réunions concernant les opérations militaires s’appelait la Salle du Tigre Blanc. Néfaste pour le commun des mortels, elle pouvait ainsi devenir une alliée des gouvernants.

L’étoile du Chien Céleste (Tian Gou), en fait une constellation ou une comète suivant les textes, était toujours pernicieuse ; c’est elle qui dévorait la Lune lors d’un phénomène que d’autres appellent une éclipse. D’un point de vue astrologique, ces étoiles étaient surtout malfaisantes, non pas tant en elles-mêmes, que par leur position à certains moments par rapport aux autres astres, d’où l’importance des almanachs, qui l’indiquaient. Elles pouvaient aussi s’incarner : les cent huit bandits du roman Au bord de l’eau étaient considérés comme des incarnations de telles étoiles venues troubler la paix sociale. 

Liao Tianding, la divinisation d’un personnage historique



La divinisation de héros se pratique encore de nos jours dans la culture chinoise. Un temple près de la côte nord de Taipei dédié à Liao Tianding est bâti sur son tombeau. C’est un héros taïwanais qui, outre ce culte, a engendré toute une série de récits, de pièces, de films, tous en dialecte taïwanais. Il y est présenté comme une sorte de Robin des Bois qui volait les riches pour donner aux pauvres et qui était un résistant à l’occupant japonais. Mais la biographie que l’on distribue dans son temple passe sous silence ces exploits et constitue avant tout un plaidoyer pour son assassin, sans doute parce que la famille de celui-ci habite encore la région.

Liao Tianding est né dans un village près de Taizhong en 1883. Quand il n’avait que neuf ans, son père mourut et sa mère dut l’envoyer garder le bétail et travailler tandis qu’elle-même devenait servante. Alors qu’il était enfant, éclata la guerre sino-japonaise ; elle se termina par un traité de paix qui cédait Formose (autre nom de Taiwan) au Japon. Les soldats chinois qui se trouvaient sur l’île durent donc se recaser dans toute sorte de métiers. Le jeune Liao Tianding reçut d’eux une éducation dans les arts martiaux en dehors de son travail ; il s’y entraîna avec ardeur ; et par ses contacts fréquents avec ces anciens soldats, il absorba tout un état d’esprit.

Après sept ans d’occupation, alors que Liao Tianding avait neuf ans, les Japonais adoptèrent une politique d’emprise sur l’île beaucoup plus profonde ; ils imposèrent leur politique par l’intermédiaire de Chinois à qui ils conférèrent des titres comme celui de chef de village et ceux-ci, qui faisaient le pont entre les occupants et les habitants, exploitèrent souvent la situation à leur profit. C’est ainsi qu’un de ces chefs de village qui terrorisait l’endroit où habitait Liao Tianding, imagina un plan puisqu’il refusait de se laisser intimider : il occupa ses champs pour le provoquer. Liao Tianding tomba dans le piège, alla chez lui pour discuter, et tandis que le chef du village faisait semblant de vouloir parvenir à un arrangement, le fils, sur ordre du père, vint faire des reproches à Liao Tianding, qui du coup s’emporta contre le jeune homme et le blessa grièvement. Après quoi le chef du village le dénonça aux autorités japonaises comme fauteur de troubles. Liao Tianding réussit à échapper aux poursuites, mais sa mère fut tellement harassée pour qu’elle avoue où il se cachait qu’elle mourut, ce qui provoqua un choc terrible pour Liao Tianding.   

Comme les recherches continuaient, celui-ci partit dans le Nord gagner sa vie, et allait de place en place sans travail fixe. Il exprimait ainsi publiquement sa haine pour les Japonais et les collaborateurs, et suscitait ainsi l’émotion parmi tous les gens qu’il rencontrait. Les Japonais voulurent donc l’arrêter, mais il réussit toujours à fuir. Toutefois ses déplacements s’en trouvèrent fort entravés et il dut se cacher chez des amis. A cette époque, s’étaient déjà formées plusieurs organisations clandestines pour résister au Japon, mais Liao Tianding, étant d’un milieu pauvre et n’ayant pas de contact avec des gens riches, ne put s’infiltrer dans ces organisations. Aussi décida t-il de former la sienne avec des amis qu’il réussit à recruter malgré le manque de fonds et d’aide extérieure. Son argument était qu’il fallait dépouiller les riches qui collaboraient, s’enrichissaient sur le dos du peuple et ne reconnaissaient que la force. C’est ce qu’il fit avec ses compagnons, si bien qu’il devint la tête de liste des gens recherchés. Grâce à sa vigilance et à son habilité à se dissimuler, ce qui faisait partie de l’entraînement aux arts martiaux, il put esquiver les recherches. Connaissant toutes les écoles d’arts martiaux, il pouvait toujours dérouter l’adversaire en lui opposant une technique qu’il ignorait ; et il était capable d’imiter toutes sortes de personnages.

Liao Tianding se réfugia près de Taipei à Balixiang, où habitait un de ses compagnons, Yang Lin, derrière chez qui il y avait une Grotte aux singes, cachette idéale. C’était une région encore sauvage à l’époque, face à la mer ; et Yang Lin devait s’occuper de le faire partir au Fujian. Ayant perdu sa trace, les Japonais le cherchaient activement, surtout qu’ils s’apercevaient que s’organisait une résistance dans ce district. Un jour que Yang Lin allait apporter de la nourriture à Liao Tianding, se croyant seul dans la campagne, il fut remarqué par les Japonais. Heureusement il put être assez vigilant pour atteindre la cachette de Liao Tianding à l’insu de ceux qui le filaient, mais dès lors il devint l’objet de soupçons et de pressions pour révéler la cachette. Très inquiet, il voulu persuader Liao Tianding de changer de lieu, mais celui-ci refusa, disant qu’il n’y avait rien à craindre. Les Japonais fouillèrent la montagne, mais Liao Tianding put rejoindre la plaine et se cacher sous un pont. Furieux les Japonais se tournèrent vers Yang Lin et menacèrent de tuer toute sa famille. Yang Lin crut que si Liao Tianding disparaissait, les Japonais relâcheraient leur pression sur les autres et qu’il serait de toute façon pris un jour ou l’autre et que, alors, sous la torture, il donnerait le nom de ses amis. Aussi décida t-il de sacrifier Liao Tianding pour sauver les autres membres du groupe et sa propre famille. Le sachant très fort, il retardait son intervention, mais un jour qu’il lui apportait de la nourriture, le voyant endormi dans la grotte, il le tua en le frappant sur la tête avec une houe ; Liao Tianding avait alors vingt-sept ans. Les Japonais donnèrent d’abord une récompense à Yang Lin, puis le mirent en prison pour meurtre et lui firent subir toutes sortes d’humiliations.

A la mort de Lia Tianding, il se passa des phénomènes étranges : quand les Japonais descendirent son corps de la montagne, des gouttes de sang tombèrent le long du chemin et pendant très longtemps il en sortait une lumière comme celle des lucioles quand le ciel était couvert et quand la pluie était sur le point de tomber. Quand il faisait très sec, la nuit, sortait souvent de la grotte comme une boule de lumière verte qui dévalait la montagne et faisait plusieurs fois le tour de la résidence du commandant japonais du district avant de s’élancer de nouveau et de disparaître. La femme et la fille de ce commandant se mirent à tenir des discours irrationnels, à dire des paroles insensées, à avoir une conduite bizarre, et aucun médecin n’y pouvait rien. Les gens de la région dirent qu’il fallait apaiser l’âme de Liao Tianding. Le commandant refusa d’abord d’obéir à ce qu’il qualifia de superstitions. Puis fort inquiet lui-même au bout d’un certain temps, il fit un vœu devant le tombeau de Liao Tianding. Dès qu’il fit le vœu, les deux femmes furent guéries sans médicament. Le commandant obéit alors à son vœu et fit dresser une stèle sur le tombeau et y offrit des fleurs.

Liao Tianding avait été enterré à la hâte dans ses vêtements ensanglantés et ses amis n’avaient pas osés se manifester par peur de la police. Mais à cause des phénomènes surnaturels qui se produisirent aux alentours du tombeau, une grande foule vint peu à peu prier, de sorte que les autorités japonaises s’alarmèrent, y voyant la manifestation du nationalisme persistant. Le chef japonais local, par crainte de ses supérieurs, fit enlever de nuit la stèle qu’il avait fait ériger ; mais quand la surveillance se calma, les amis de Liao Tianding replacèrent la stèle. Après la guerre, on enterra de nouveau Liao Tianding et on éleva un temple, et ceci eut beau se produire quarante ans après sa mort, on s’aperçut que son cadavre n’était pas décomposé, preuve s’il en fallait qu’il était bien bien devenu un esprit céleste dont on pouvait implorer aide et protection.

L’étoile de la Littérature


L’Etoile de la littérature (Kui Xing) était jadis la première constellation des sept maisons de l’ouest, correspondant aux neufs étoiles de la Vierge et aux sept des Poissons, et s’écrivait avec un caractère différent, mais ayant la même prononciation. Depuis le Xe siècle, sans qu’on puisse préciser quand, on considère qu’elle est soit la première étoile du Boisseau du Nord, soit ses quatre premières étoiles. Elle est représentée sous les traits d’un personnage au visage bleu, aux cheveux rouges, aux canines proéminentes, aux yeux qui ressortent, un pied levé à l’arrière, l’autre appuyé sur une tortue marine qui soutient le monde. Il tient d’une main un pinceau pour marquer les écrits remarquables et de l’autre un boisseau puisque cette étoile fait partie du Boisseau du Nord et que le caractère signifiant boisseau entre dans la composition de celui qui est utilisé pour son nom.

Cette étoile-divinité accorde la réussite aux examens. Au XIXe siècle, un homme devant beaucoup d’argent au patron d’une boutique qui venait souvent le lui réclamer en tomba malade. Son fils lui suggéra une façon de s’en sortir et alla trouver un acteur. Quand le patron vint une nouvelle fois demander son dû, il vit son débiteur alité et entendit le fils dans une chambre voisine réciter ses leçons à haute voix. Le malade lui dit d’aller trouver son fils qui était aller chercher de l’argent pour le rembourser. Quand le patron entra dans la chambre du fils, il le vit de dos en train d’étudier à sa table tandis que l’Etoile de la littérature en personne se tenait debout immobile à ses côtés. Abasourdi, il revint voir le père, lui dit que son fils était protégé par l’Etoile de la littérature et donc appelé à une brillante carrière, et qu’il voulait non seulement annuler la dette, mais même prêter de l’argent pour que le jeune homme poursuive ses études. De fait celui-ci devint un haut fonctionnaire ; mais l’Etoile de la littérature n’était qu’un acteur déguisé que le fils avait  engagé puisque ce personnage divin apparaissait sur scène dans les ballets d’introduction avant l’opéra proprement dit.   

Le dieu des acteurs et le dieu des prostituées


Le dieu des acteurs est d’habitude l’empereur Minghuang (Laolang shen 712-756), car ce souverain créa au palais impérial un conservatoire de musique et de danse, dont le nom, Jardin des poiriers, venait de son emplacement dans l’enceinte du palais ; c’est pourquoi on appela désormais les acteurs les disciples du Jardin des poiriers. Ce souverain fut non seulement un grand patron des arts du spectacle, mais il était aussi musicien et acteur. Quand il jouait un personnage dans des saynètes, les autres continuant à lui décerner de « majesté », il leur dit de l’appeler alors « laolang » d’où son nom comme dieu du théâtre. Selon d’autres, ce dieu serait Lei Haiqing, musicien, joueur de pipa, luth piriforme, sous cet empereur Minghuang ; fait prisonnier par le rebelle An Lushan, il refusa de jouer pour lui et fut mis à mort. Les taoïstes, qui voient derrière les dieux une puissance stellaire, disaient qu’en fait Laolang shen était la sixième constellation parmi les sept maisons du Sud. Dans le Sud de la Chine, les troupes d’opéra  n’honoraient pas Laolang shen, mais Tian Du yuanshuai, les maréchaux Tian et Du ou le maréchal Tian Du suivant les interprétations. Les troupes cantonaises, après leur interdiction à la fin du XIXe siècle pour avoir participé à la révolte des Taiping, adoptèrent comme dieu Hua Guang, dieu du feu.

Le dieu des prostituées  était le dieu aux Sourcils Blancs (Bai mei shen), que vous pouvez voir en photo, dont la personnalité reste dans le brouillard, et dont l’origine serait Zoroastre après l’introduction de ce dieu perse en Chine. Avec son premier client, une prostituée devait le saluer, ce qui s’appelait « fixer le sentiment ». Certains y voient Guan Zhong, Premier ministre du royaume de Qi sous l’antiquité, car il aurait été le premier à réglementer et à officialiser la prostitution. Il aurait fondé sept cent bordels pour payer les frais de guerre et lui-même aurait pris plusieurs femmes pour que son souverain, qui s’était entouré d’un vaste harem, n’apparaisse pas au peuple comme un dévergondé. Les prostitués vénéraient aussi cinq immortels qui étaient des animaux : le hérisson, la tortue, la fouine, la souris et le serpent, qui avaient un autel dans la pièce secrète des patronnes de ces lieux pour en assurer la protection. Dans le Sud-est, à l’entrée des bordels, sur le sol, on avait une statue du Cochon aux Huit Vœux (Zhu Ba Jie) tenant dans ses bras une jeune fille en déshabillé, car ce personnage de Voyage en Occident, compagnon du singe et protecteur du bonze parti en Inde chercher les soutras, était célèbre pour sa gourmandise et sa luxure, et il était considéré comme l’esprit le plus compréhensif pour assurer la paix et la prospérité à un tel commerce. Guan Zhong, ayant crée le monopole d’Etat pour le sel, était aussi le dieu des contrebandiers du sel, car sans cette loi, la contrebande n’aurait pas existé.

Sun Simiao et les autres dieux de la médecine


Le dieu des médecins était soit la Trinité des premiers empereurs, Fuxi, Shennong et l’Empereur Jaune, le premier ayant apporté le feu et ainsi la façon de cuire les aliments pour éviter les maux d’estomac, le second ayant essayé sur lui-même les propriétés des plantes et étant mort pour avoir absorber des plantes vénéneuses et le troisième étant l’auteur du premier livre de médecine ; soit Bian Que, célèbre médecin de l’antiquité à qui étaient attribuées les méthodes de diagnostic ; soit Hua Tuo, chirurgien de l’époque des Trois Royaumes, inventeur de l’anesthésie par le chanvre ; soi Sun Simiao (581-682). Ce dernier, dès son plus jeune âge avait montré qu’il était très doué puisque, à sept ans, il était capable d’apprendre plus de mille caractères par jour. Il s’intéressa à la pensée de Laozi et de Zhuang zi, puis se retira sur une montagne pour y faire des recherches sur la médecine et l’astronomie. Un jour, il sauva un serpent que des jeunes gens avaient blessé, le soigna, puis le replaça dans la campagne. 

Quelques jours plus tard, en se promenant, il rencontra un jeune cavalier vêtu de blanc qui le remercia d’avoir sauvé son frère et l’invita à le suivre en lui prêtant un cheval. Ils arrivèrent dans une ville magnifique, y furent introduits en présence d’un roi-dragon, qui montra son autre fils en disant : «  Voici quelques jours, mon fils a été blessé par de jeunes bergers et fut sauvé grâce à vous ».  Sun Simiao se rappela alors le serpent qu’il avait guéri. Il apprit qu’il était au palais aquatique de la rivière Jingyang. Il y fut invité à un banquet, mais se contenta d’un peu de vin, car, cultivant le Tao, il s’abstenait de nourriture. Le roi-dragon, avant son départ, lui remit un recueil de prescriptions médicales pour qu’il secoure les hommes, et c’est là l’origine du fameux traité médical de Sun Simiao : « les Prescriptions précieuses » (Qian Jin Fang)  

La Secte Taoïste Shang Qing


Le fondateur de la secte Shang Qing, est une femme connue sous le nom de Wei Hua Cun (Wei Xian Un). Elle serait née sous la dynastie Jin dans le Shandong. Toute jeune elle lisait de nombreux textes taoïstes et à l'âge de 12 ans, elle était capable de mémoriser et réciter toutes les formules sans regarder des livres. Avec sa connaissance approfondie des compétences taoïstes, Wei Hua Cun commença à faire des prédications sur l'enseignement du taoïsme.

Au moment où elle atteignit 20 ans, Wei Hua Cun parcourue les forêts afin de recueillir des herbes et des plantes pour en faire des pilules pour la médecine chinoise. Chaque fois qu'elle inventait une nouvelle pilule, elle devrait d'abord l’essayer sur elle afin de voir s’il n’y avait aucun effet secondaire pour ses patients.
En raison de sa longue période de consommation de ces herbes et plantes, le corps physique de Wei Hua Cun commença à se transformer et elle eue de moins en moins besoin de s’alimenter. 

Au moment où elle atteignit 24 ans, son père l'a força à se marier à un chercheur connu sous le nom de Liu Wen. L'objectif de son père était d'arrêter la rêverie de sa fille de devenir immortel par un mariage. 
Au cours de la 1ère et 2ème année de son mariage, elle donna naissance à deux fils, tous deux connus comme Liu Pu et Liu Xia qui plus tard sont devenus les chefs de la secte Shang Qing. 

A l'âge de 37 ans, Wei Hua Cun vit un groupe d’Immortels et Divinités descendant du royaume céleste. Après être entré dans sa maison, l'une des divinités sortie un paquet de livres et d’objets spirituels et lui donna. Un Immortel connu comme Qing Xu Wang Bao s'approcha d'elle et lui a dit qu’ ils étaient là pour lui apprendre les secrets du taoïsme.

Wei Hua Cun s'agenouilla en face de Wang Bao afin de le reconnaître comme le Maître. A partir de là diverses divinités descendirent dans sa maison pour la guider dans son apprentissage. 

Après des années de formation et avoir maîtrisée le secret caché des compétences spirituelles, Wei Hua Cun les retranscrivit dans les premiers écrits de la secte Shang Qing. Dès lors, tous les descendants durent maîtriser l’enseignement taoïste de la secte. Wei Hua Cun obtint quelques années plus tard son immortalité.
Aujourd'hui, certains des principaux sous-groupes sont toujours en activité : 

- Ecole Yang Feng - Fondateur Jiang 
- Ecole Liu Ren - Fondateur Li Bo
- Ecole Ying Jin - Fondateur Jin Ying 
- École Lian Bai - Fondateur Wang Sen 
- Bai Lian école - Fondateur Bao Sheng 

Les plantes et fruits symboliques du Taoïsme


Souvent représentées comme attributs distinctifs des divinités et utilisées comme éléments décoratifs, les principales plantes symboliques du taoïsme sont liées plus ou moins directement à l’idée d’immortalité. Se détachent le pêcher et le pin.

Le pêcher est hautement symbolique par son bois, de pure essence Yang, employé dans les rituels d’exorcisme et pour réaliser des objets liturgiques, et par ses fruits, associés aux idées de pureté, de fertilité et surtout d’immortalité. Les pêches de l’immortalité (pantao) sont associés à la Reine Mère de l’Occident, qui a coutume de les offrir aux autres figures du panthéon lors de somptueux banquets organisés dans son palais du mont Kunlun.

Le pin (son) est aussi l’un des principaux symboles de longévité ou d’immortalité. Il est souvent utilisé avec cette signification dans l’art taoïste. Il représente le Yang et est souvent associé avec la grue et ses fruits sont l’un des aliments de base des Immortels.


Se distinguent aussi les champignons ainsi que les végétaux propres à la civilisation chinoise tels que le bambou ou la citrouille. Dès l’époque des Zhou de l’Est, on tint les champignons (zhi) pour des substances susceptibles de donner une longue vie. Une croyance, du fit qu’ils poussent spontanément sur l’île Penglai, incita les empereurs Qin Shi Huangdi (régna de 221 à 210 avant JC) et Han Wu Di (régna de 140 à 87 avant JC) à organiser des expéditions pour se les procurer. Dans l’alchimie opératoire, le terme zhi, traduit parfois par « excroissance », semble désigner aussi des entités d’origine minérale ou animale. Dans la méthode alchimique intérieure, le champignon rouge désigne la réalisation spirituelle. La citrouille, attribut distinctif de l’immortel Zongli Quan, figure dans l’art taoïste surtout sous une forme « en sablier » (hulu), symbole de l’union entre le Ciel et la Terre ou du chaos primordial. Enfin le bambou (zhu), plante sempervirente, est aussi un symbole de longévité.

Le Royaume Interdit, un film fantastique chinois


Grand amateur de cinéma asiatique je dois vous avoué que j'ai eu une grosse déception pour ce film que je me faisais une joie de voir! Il faut dire qu'il n'a pas été fait par un asiatique, ceci explique peut-être cela....

Le Royaume Interdit, malgré la présence des meilleurs acteurs d’arts martiaux chinois du moment (Jet Li et Jackie Chan) est un film américain pour un public américain, et cela se sent.

L’histoire, très manichéenne raconte comment Jason (un morveux de 17 ans), fan de cinéma hongkongais et de kung-fu, découvre dans une vieille boutique un bâton orné d’un singe en bronze. Le bâton va expédier Jason dans la Chine médiévale où il va rencontrer des héros de légendes.

Il faut dire que presque tous les héros de la mythologie fantastique chinoise sont là (au prix de gros) : le Roi Singe et le Moine Ivre, deux personnages essentiels de la littérature et du cinéma chinois, la Mariée aux Cheveux Blancs et L’Hirondelle d’Or...la totale !

Bourré de clichés, le film au scénario un brin débile, est sauvé par l’humour, les prestations de Jackie Chan et Jet Li , la beauté des actrices et une belle mise en scène ; ce qui en fait au bout du compte un bon film de divertissement qui fera un tabac chez les plus jeunes et les amateurs de pop-corn salé. Voici la bande-annonce :

Mural, un film fantastique et légendaire chinois


Bonne année 2014 à tous. Pour commencer l'année je vous propose de découvrir Mural qui est un film fantastique chinois de 2011 réalisé par Gordon Chan. L'histoire est tirée du recueil de contes surnaturels de Pu Songling (1640-1715), le maître du fantastique littéraire chinois.

Le film raconte l'histoire de Zhu Xiaolian, un pauvre écolier qui se rend à la capitale pour passer un examen. Pendant ce voyage, Zhu est distrait par une fresque murale et pénètre dans le pays imaginaire dépeint par celle-ci. Il y rencontre les fées qui habitent ce pays imaginaire ainsi que l'amour et la haine. Un vrai film du type Seigneur des anneaux à la sauce chinoise. Si vous aimez la fantasy asiatique vous ne serez pas déçus!

Avec Deng Chao dans le rôle de Zhu Xiaolian ainsi que d'excellentes actrices telles que Sun Li et Yan Ni, le film est doté d'un excellent casting qui associé au talent de Gordon Chan en fait un petit chef d'oeuvre. Un véritable voyage dans l'imaginaire chinois qui mérite le détour. La critique a été injuste avec ce film je trouve, à vous de juger.Voici la bande-annonce :


Des objets bouddhistes, taoïstes et traditionnels chinois pour les fêtes


La boutique de décoration chinoise Ruyi http://www.ruyi-france.com propose de nombreux objets issus de l'artisanat traditionnel bouddhiste ou taoïste chinois. La boutique vend ainsi de nombreuses statuettes de bouddha, de créatures mythologiques (dragon, pixiu etc...), de héros légendaires mais aussi des tentures porte-bonheur ou encore des brûles-encens. Tous les objets traditionnels et spirituels chinois sont disponibles.

Cette boutique, partenaire de notre blog, permettra à tous ceux qui veulent créer une ambiance de spiritualité et de recueillement, dans la plus pure tradition chinoise, de le faire pour un petit prix et une livraison garantie. 

La Tombe de l'empereur Dragon



J'ai testé pour vous (en DVD), La Momie : La Tombe de l'empereur Dragon, avec Jet Li. L'histoire raconte comment, il y a deux millénaires, le terrible empereur Er Shi Huangdi régnait en tyran sur la Chine (sans blague ?).

Comme beaucoup de mégalomanes, il demanda à son plus vieil ami, le général Ming Guo, de partir à la recherche d'une sorcière du nom de Zi Yuan, qui saurait où se trouve le secret de la vie éternelle.

Mais lorsqu'ils se rencontrèrent, Ming Guo et Zi Yuan tombèrent amoureux. Jaloux comme un poux, l'empereur fit exécuter Ming par jalousie et ordonne à Zi Yuan de le rendre immortel. Au lieu de cela, la sorcière le maudit, le transformant, lui, ainsi que toute son armée, en statues de terre cuite. Ils furent placés dans une immense tombe. Evidemment l'empereur de chine et l'armée des soldats enterrés de Xi'an vue par l'industrie du cinéma américain, on pouvait s'attendre au pire...

Vingt siècles plus tard, la famille d'archéologue la plus célèbres au monde, les O'Connell, vont être confrontés à cet empereur qui revient à la vie. Afin d'empêcher l'empereur de devenir immortel et d'élever son armée, les O'Connell devront se rendre depuis l'Himalaya jusqu'à la tombe de l'empereur. Ils devront faire face à un général cruel, à un dragon cracheur de feu à trois têtes ainsi qu'à six mille guerriers de terre cuite (la routine quoi...).

Voilà, voilà...j'ai été un peu déçu car j'avais de gros espoir sur ce film (surtout que j'avais adoré les deux premiers), je ne sais pas si c'est l'accumulation de clichés sur la chine ancienne ou l'humour qui était moins percutant que dans les deux précédents films...mais bon, ça m'a laissé un peu sur ma faim, même Jet Li que j'adore ne m'a pas convaincu en empereur revenu du fond des âges. Cela étant je vous le conseille pour passer une soirée tranquille ou vous aurez envie de vous vider la tête et si vous aimez les films à effets spéciaux (je suis un peu dur mais je vous rassure c'est quand même mieux qu'Indiana Jones et le crâne de cristal, il n'y pas de mal me direz-vous...). Voici la bande-annonce :

Les formules sacrées du Taoïsme


Le mot Zhou (formule sacrée, incantation) est employé comme traduction du mot sanskrit mantra. Le rituel taoïste use largement de formules sacrées dont la signification, tantôt intelligible, tantôt obscure, importe moins que le pouvoir du son céleste qu'elles reproduisent. Contenues dans les textes sacrés, elles sont récitées pendant la psalmodie, les exorcismes, les rites pour favoriser la chance et conjurer les calamités, et à des fins de guérison ou de purification. Elles se concluent souvent par jiji ru lüling (Vite, vite! En accord avec les lois et les ordres), sur le modèle d'expressions qui terminaient les documents impériaux.

L'influence du bouddhisme tantrique dans le développement des zhou taoïstes est attestée par l'emploi, surtout dans la tradition du Joyau magique, de formules inspirées des sons sanskrits (fanyin), mais des incantations pour éloigner ou soumettre les démons étaient déjà employées par les Maîtres célestes des origines, avant la diffusion en Chine des mantra et dharani bouddhistes.. Sous leur forme écrite, ces formules sont des exemples d'"écriture authentique"(zhenwen), issus spontanément du souffle primordial, souvent en concomitance avec la révélation des écritures. Parmi les plus importantes, la "formule pour la transformation du corps" (Da bianshen zhou) est récitée par le maître du Dao au début des Grandes Assemblées pour s'identifier avec l'univers entier et les divinités. Le Tianpeng zhou une invocation particulièrement efficace, formée de 24 caractères, adressée à Tianpeng, la divinité de l'exorcisme.

Les caractères qui composent les formules sacrées ne sont pas seulement récités, ils peuvent aussi être placés à l'intérieur des tombes ou au sein de l'aire rituelle. Souvent tracés sous forme stylisée pour imiter l'écriture céleste, ces signes, à la différence des talismans, correspondent à des caractères chinois réels.

Les Chiang-Shih, les vampires chinois


Les vampires chinois diffèrent grandement de leurs cousins occidentaux, tels que le célèbre Dracula. En effet, ce ne sont en fait que des morts qui ont été possédés par des esprits malfaisants. Appelés Chiang-Shih, les vampires chinois s’en prennent aux femmes et tuent les nouveaux-nés. Ils ne peuvent pas marcher et avancent par bonds, le plus souvent les bras tendus vers l'avant. Leur ongles sont très développés, et ils s'en servent comme arme pour transpercer le cou de leur victime. Leurs yeux sont injectés de sang et leurs lèvres tuméfiées.

Le vampire chinois est rarement très malin, et il se dirige vers la victime en ligne droite et sans réfléchir. Mais leur force est plus importante que celle d'un humain. Les prêtres taoïstes utilisent des incantations pour détruire ces monstres. Autre arme contre les vampires, l'encre préparée avec du sang de poulet et un grain de riz. Déposée sur un cercueil elle empêche le vampire d'en sortir, le contact lui étant douloureux.

Le film culte de vampire chinois est bien sûr Mr Vampire (1985) de Ricky Lau et toutes ses suites. Certains considèrent les vampires chinois comme des zombis, mais c'est une erreur car ils sont animés d'une intelligence maléfique qui n'a rien de commun avec ces autres morts-vivants.

Les grottes de Yungang


Les grottes de Yungang sont non seulement un chef-d’œuvre d’art bouddhique, mais aussi un important lieu de culte. Quelque 40 000 hommes encadrés par des artistes inspirés les ont sculptées dans le grès de la montagne. Protégées des regards indiscrets pendant des siècles, elles ont survécu aux pillages, aux intempéries et à la pollution. Situés dans le Shanxi, à 16 km à l’ouest de Datong, ces splendides sanctuaires rupestres ont été en grande partie aménagés à l’époque des Wei du Nord dans les profondeurs de la colline sacrée de Wuzhou. Les sculptures de personnages bouddhiques que l’on y trouve sont parmi les plus anciennes de Chine. Les plus importantes ont été réalisées entre 460 et 494, à l’époque où Datong était capitale dynastique. Taillées dans le grès par près de 40 000 ouvriers, ces grottes ont bien mieux résisté aux outrages du temps que les constructions en bois bâties à proximité (temples et pavillons), qui ont presque toutes disparu. 

Durant des siècles, le site ne fut fréquenté que par les dévots. Ce précieux isolement a cessé au début du XXe siècle lorsque des archéologues et des collectionneurs, ayant découvert ces grottes, s’y sont précipités et se sont emparés de leurs statues. De nombreuses pièces de prix ont été acheminées vers le Japon et les pays occidentaux, où elles se trouvent encore. Aujourd’hui les autorités chinoises s’efforcent de préserver au mieux le site, à la fois de l’usure du temps et des effets de la pollution. La décoration des grottes illustre l’évolution et la diversité de l’art bouddhique au fil des âges. Les 45 grottes taillées à même la roche qui ont subsisté abritent 5000 statues. Certaines sont de simples niches renfermant des bouddhas géants (le plus haut mesurant 17 m), d’autres sont conçues comme de véritables temples, protégées par des galeries de bois et ornées de reliefs. La thématique s’organise autour du personnage du Bouddha. Des Jataka, des contes retraçant les vies antérieures du Bouddha historique (Sakyamuni), sont illustrés sur les parois. On peut voir une scène où le Bouddha donne sa chair pour sauver une colombe et les 500 bandits dont on avait retiré les yeux. Dans une autre, il prélève des lambeaux de peau sur ses jambes afin de nourrir un aigle qui s’apprête à dévorer un oiseau. L’expressivité des visages et des postures donne à  ces scènes une véritable vie. Les grottes se succèdent sur environ 1 km. Elles se divisent en 3 groupes. La plus grande des grottes abritait jadis un sanctuaire. 

Le temple taoïste de la déesse A Ma à Macao

 
Ce temple taoïste est considéré généralement comme le plus ancien de Macao. Il daterait de 1555 et était certainement en place lorsque les premiers Portugais débarquèrent sur la péninsule. Le nom même de Macao a d’ailleurs comme origine celui de cette déesse taoïste (A Ma Gao), vénérée des navigateurs et des pêcheurs macanais et adorée par les marins portugais.

Cette déesse serait apparue au Xe siècle à travers la fille très pieuse d’une famille de pêcheurs du Fujian, Lin Mo. Grâce à ses pouvoirs magiques, elle aurait sauvé son père et son frère d’un naufrage mais refusa d’épouser un vieil homme qu’on lui promettait comme unique récompense, et se suicida…Par la suite, tous les marins la virent en apparition lors de leurs périples en mer, et plusieurs décrets impériaux établirent son existence tout en fondant un culte. Une divinité était née.

Une des caractéristiques les plus notable de ce temple est un rocher à l’entrée, tourné vers la mer, sur lequel figure une représentation colorée de la jonque chinoise qui aurait servi à amener la divinité à travers typhons et tempêtes. Sur cette figure, on la voit marcher sur la crête de la colline Barra et monter aux cieux. A flanc de colline, on voit beaucoup de rochers avec des inscriptions qui auraient plus de six siècles.
  
Le temple est très prisé des Chinois et on y croise beaucoup de touristes et locaux, notamment en période de fêtes, qui font des dons aux tortues sacrées et aux vieilles femmes qui mendient dans le temple.

Histoire de fantômes chinois, le chef-d'oeuvre du cinéma fantastique chinois


A Chinese Ghost Story (Histoire de fantômes chinois) est LE film fantastique (teinté de comédie romantique) chinois. Réalisé à Hong Kong, le premier opus date de 1987 et mettait en vedette le regretté Leslie Cheung, ainsi que Joey Wong (une des plus belle actrice taïwanaise) et Wu Ma.

Basé sur une histoire courte du grand écrivain chinois de la dynastie Qing, Pu Songling (1640-1715), le film a connu un immense succès en Asie notamment. L'engouement est tels qu'il connaîtra deux suites : Histoire de fantômes chinois 2 (1990) et 3 (1991), un film d'animation, une série télévisée et un remake 2011. On aura même le droit à une version érotique (Erotic Ghost Story). De nombreuses copies verront le jour, mais aucune n'atteindra la qualité des trois films initiaux.

L'histoire du premier "Histoire de fantômes chinois" raconte comment Ling Choi Sin, un timide collecteur de taxes arrive dans une petite ville et se réfugie dans un monastère en ruine : le temple de l'Orchidée. Il y rencontre Hsiao-tsing, une spendide jeune femme dont il va tomber amoureux. La belle est en fait un fantôme, sous la coupe d'un démon androgyne, Lau Lau, qui cherche à la marier au seigneur noir. Mais l'amour est le plus fort et Ling Choi Sin, aidé par un expert du maniement de l'épée et chasseur de fantômes, décide d'essayer de la sauver.

L'ensemble de l'oeuvre cinématographique présente toute la mythologie surnaturelle chinoise (magie taoiste et bouddhiste, démons terrifiants, fantômes bons et maléfiques) et aussi une des plus belle histoire du cinéma selon moi. Je vous conseille de vous précipiter voir ces trois films, ce sont des merveilles.

Voici les bandes-annonces de ces films d'exceptions :

Histoire de fantômes chinois :

Histoire de fantômes chinois 2.
Histoire de fantômes chinois 3.
Histoire de fantômes chinois 2011.