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Les immortels taoïstes chinois



Les immortels sont des êtres humains qui ont su se fondre avec le Dao, incarnant l'idéal taoïste le plus haut. Dès la fin des Royaumes combattants apparaissent des descriptions romanesques du paradis des immortels que l'on rejoint en fermant les yeux. Il faut cependant attendre Ke Hong (283-343 après JC) et son texte "Maître qui embrasse la simplicité", au IVème siècle pour que se constitue une typologie.

Selon lui, l'existence des immortels n'est douteuse qu'à l'homme empêtré dans la perception étroite de ses sens et qui ignore les prodigieuses métamorphoses de la nature. Cette figure prend vraiment consistance à une époque où la Chine est politiquement désunie : face à l'éthique sociale, discrète et limitée du sage confucéen, émerge un nouveau projet fondé sur le retrait de la vie publique, la reconnaissance de l'échec des arts de gouverner au profit d'une construction de soi où l'expérience et l'essai tiennent lieu de vie.
Ke Hong distingue ainsi trois types d'immortels : les "célestes" agents de la Suprême Souveraineté ; les "terrestres" qui circulent librement entre les mondes et n'ont cure de servir ; les immortels enfin "qui se sont délivrés de leur cadavre" et dont on ne retrouve, en fossoyant leur tombe, que sandales et canne.

Tous sont morts et se sont transformés. Les hagiographies relatent à l'envi leurs métamorphoses ou leur disparition, signes tangibles qu'ils ont rejoint la source vive du réel. Qui sont-ils? Ils n'ont pas de statut social défini, peuvent être marchands ou paysans. On les trouve partout : dans le mobilier, sur les miroirs, dans la religion populaire comme dans l'élite lettrée. Si les huit Immortels forment à partir du XIVème siècle un groupe homogène d'hommes et de femmes (certains ont réellement existé), ce sont le plus souvent, conformément à l'étymologie, "des hommes des montagnes" qui explorent les ciels qui s'ouvrent dans les grottes, herborisent, réduisent pierres en poudres et transmettent des arts, des diagrammes ou des signes qui à leur tour immortalisent.

Leurs pouvoirs sont nombreux : ils sont endurants, rapides, restent jeunes, contrôlent hommes et bêtes, sont guérisseurs, exorcistes, devins. Certains ont le don d'ubiquité, peuvent devenir invisible ou même voler. Mais ce sont surtout des maîtres en métamorphoses. Il donnent à lire enfin dans leur rencontre l'instabilité foncière des choses et personnalisent la transformation de soi et celle corrélative du monde. Il est rare qu'on naisse immortel. On le devient plus sûrement. A cette fin, tout est bon : l'alchimie, la cueillette des simples, les techniques respiratoires, la méditation des tables et des talismans...On peut aussi randonner au gré des occasions ou donner libre congé au savoir et privilégier l'inconscience que procurent alcools et drogues. Tout concours dans cette quête à une dispersion de soi au profit d'une union avec le Tao.

Les demeures des Immortels peuvent être situées dans des îles mythiques ou sur le sommet d'une montagne. Au nombre de ces lieux figurent le mont Kunlun, résidence de la Reine Mère de l'Occident (la Reine des Immortels), et l'île Penglai, qui, avec Fabgzhang et Yingzhou, deux autres îles mythiques, est située dans les eaux orientales.

Han Xiangzi, un des 8 immortels du taoïsme


Han Xiangzi est l'un des huit immortels du taoïsme. Neveu du grand lettré Han Yu (768-824), il était dépouillé de toute ambition et mena une vie sans soucis. Il rencontra Lü Dongbin, qui l'initia au tao. Aux critiques de son oncle qui voulait qu'il choisisse une carrière "sérieuse", il répondit qu'il n'avait pas la même ambition que lui, et, enjoint de composer un poème, écrivit sur-le-champs une poésie sur l'immortalité. Comme Han Yu lui demandait si il était capable de maîtriser les transformations, il fit apparaître un pot de vin dans lequel était fichée une pivoine verte. Sur les pétales de la fleur étaient inscrits des caractères dont Han Yu ne comprenait pas le sens ; mais Han Xiangzi lui rétorqua qu'il les comprendrait plus tard.

Peu après Han Yu fut condamné à l’exil dans la région de Chaozhou pour avoir écrit un texte où il se moquait de la réception à la Cour d'une relique de Bouddha. Se rendant dans le sud, en passant par un col de montagnes, il fut arrêter par une tempête de neige. Son neveu surgit alors devant lui, lui rappela les vers inscrits sur la fleur qui faisaient allusion à son éloignement du foyer et à son cheval entravé par la neige. Han Yu compris la valeur de son neveu et reprit ces deux vers dans un poème. Il passa la nuit avec lui et apprit ainsi que son exil prendrait vite fin et qu'il retrouverait un poste encore plus élevé.

Han Xiangzi est souvent représenté en jeune lettré jouant de la flûte et il est d'ailleurs le patron des musiciens. Sa musique attirait les oiseaux et les autres animaux. Parmi ses nombreux pouvoirs magiques, il pouvait à volonté faire pousser fleurs et plantes.

Zhong-li Quan, un des 8 immortels du taoïsme


Zhong Liquan était le fils d'un fonctionnaire noble de la dynastie Han. Sa naissance fut marquée par l'apparition d'une vive lumière. il ne pleura ni ne cria, ne mangea ni ne but pendant sept jours, au bout desquels il bondit en s'écriant : "je veux aller m'amuser à la capitale de jade et dans la demeure pourpre où vivent les immortels".

Devenu adulte, il fit une carrière de fonctionnaire et fut nommé général en chef d'une expédition contre les barbares, mais, vaincu, il s'enfuit seul à cheval par un défilé et perdit son chemin. Au milieu de la nuit, il rencontra un moine barbare qui le guida jusqu'à une chaumière et lui dit : "C'est ici que Maître Donghua cultive le tao, vous pouvez vous y reposer", puis l'ayant salué, il s'en alla. Zhong Liquian  hésitait, n'osant déranger le maître du lieu. Il entendit une voix à l'intérieur dire : "C'est sûrement ce moine étranger aux yeux verts qui a trop parlé". puis il vit sortir un vieillard, portant une cape en peau de daim blanc et s'appuyant sur un bâton qui lui demanda : "Vous n'êtes pas le général Zhong Liquan de la cour des Han? Pourquoi ne vivez-vous pas dans une demeure de moine dans la montagne?"

Zhong Liquan, surpris, comprit qu'il s'agissait d'un homme extraordinaire et lui demanda de lui enseigner le Tao. Au bout de quelques temps, il repartit et quand il se retourna une dernière fois, il s'aperçut que la chaumière avait disparu en un clin d'oeil. Il rencontra ensuite plusieurs immortels qui l'initièrent plus profondément dans la connaissance du tao et les techniques d'immortalité si bien qu'il put parcourir l'empire en voyageant sur les nuages.  Durant de nombreuses années il se chargea de transmuter grâce à une drogue alchimique de sa composition, le cuivre et l'argent, qu'il distribuait aux pauvres. Zong Liquan apparait comme un homme bien en chair, la panse dévêtue, tenant une pêche (le fruit symbole d'immortalité) ainsi qu'un éventail qui lui sert à rendre la vie aux âmes des morts. Il fait partie du groupe des 8 immortels du taoïsme et vécu de nombreuses aventures avec eux.

Li Tieguai, un des 8 immortels du taoïsme


Les immortels chinois (xian) ne sont pas des dieux. Ce sont des humains qui ont trouvés la voie de l’immortalité et qui n’exercent pas de fonction particulière et qui apparaissent sur terre au gré de leur caprice.
C’est le taoïsme qui a vraiment dévelloppé cette notion d’immortalité, la capacité de prolonger la vie par delà la mort sous la forme de pur esprit. De nombreux rites et excercices physiques, intellectuels, sexuels et spirituels devaient y conduire. On y parvenait pleinement par l’union avec le Tao.

Li Tieguai est l’un des immortels les plus connu. Appelé aussi Kong Mu, est toujours représenté avec sa canne de fer ainsi qu'une gourde contenant des potions magiques. Il avait atteint très tôt le Tao, auxquels deux immortels l’avaient initié, et vivait sur une montagne. Un jour, devant se rendre au mont Huangshan pour y rencontrer le célèbre Laojun, il dit à son disciple : « Je vais laisser mon corps ici sous ta garde pendant que mon esprit ira au rendez-vous avec Laojun. Si dans sept jours je ne suis pas revenu, incinère mon corps ». Le disciple ayant appris que sa mère était gravement malade, voulu aller à son chevet et, comme son maître était absent depuis six jours, il se dit qu’il pouvait déjà incinérer sa dépouille.

Mais le septième jour, Li Tieguai revint et, ne trouvant plus son corps, emprunta celui d’un mendiant infirme qui venait de mourir. Dès lors il dut s’appuyer sur une béquille et resta estropié, ne pouvant s’appuyer que sur une seule jambe quand il apparaissait sur terre. Il tient également une gourde, héritage du mendiant, qui lui valut de devenir le protecteur très populaire des débits de boissons.

 On dit que Li Tie-guai ressuscita sa propre mère en lui faisant boire un de ses breuvages. Il devint par la suite le patron des apothicaires. Il est l'un des 8 immortels du taoïsme.

Zang Guolao, un des 8 immortels du taoïsme


Zang Guolao était un taoïste qui naquit dans la province du Shanxi sous la dynastie Tang. Il chevauchait un âne blanc avec lequel il pouvait parcourir des milliers de lieues en un jour. A l’arrête, il le repliait comme une feuille de papier, le plaçait dans sa besace et crachait dessus une gorgée d’eau quand il voulait lui faire reprendre sa forme animale. Il est l'un des huit immortels taoïstes.

Les empereurs Taizong (626-649) et Gaozong (649-683) l’invitèrent pour qu’il occupa un poste officiel mais il refusa, et quand l’impératrice Wu Zetian (684-704) insista, il fit semblant d’être mort ; comme son corps exposé au soleil commençait à pourrir et à être attaqué par les vers, l’impératrice crut qu’il était vraiment mort. On le vit ensuite se promener dans sa province sur le mont Hengshan.

En 736, l’empereur Xuanzong y envoya d’abord un émissaire le chercher, mais, comme il fit de nouveau semblant d'être mort, il dépêcha deux dignitaires avec un ordre impérial gravé sur une plaque de jade. A Loyang, le souverain le reçut dans la salle de la Réunion des sages avec de grands honneurs, mais Zhang Guolao refusa de répondre aux questions. Puisqu’il restait plusieurs jours sans manger, se contentant d’un peu de vin, l’empereur lui offrit à boire, mais il répondit : « Je ne bois que deux tasses ; en revanche, j’ai un disciple capable d’absorber un boisseau d’alcool ». Un jeune taoïste descendit alors en volant d’une solive de la salle ; après avoir bu un boisseau, il eut beau refuser, l’empereur insista pour qu’il continue, et réussit à le soûler. Mais l’alcool surgit du sommet de sa tête, faisant tomber sa coiffe, et en un éclair, ce jeune taoïste se transforma en coupe en or que l’assistance reconnut comme faisant partie de la vaisselle du palais.

Il resta ainsi quelques temps à la cour mais fatigué de cette vie trop luxueuse, il finit par retourner sur le mont Hengshan et fit le mort une nouvelle fois quand l’empereur le rappela. Celui-ci fit alors élever un temple en son nom. Zhang Guolao avait l’apparence d’un vieillard d’une soixantaine d’années et affirmait qu’il était né sous l’empereur mythique Yao.

Lü Dongbin, un des 8 immortels du taoïsme


Lü Dongbin est le plus célèbre des immortels ; des autels et des temples ont été élevés en son honneur ; on le consulte par la planchette, car il se manifeste souvent sur terre pour combattre des démons ou faire passer des êtres au stade d'immortels. On le considère souvent comme le meneur des 8 immortels du taoïsme. Il naquit en 798. Son grand-père et son père étaient de hauts fonctionnaires. Avant sa naissance, sa mère vit en dormant une grue arriver dans la chambre, baignée d'un parfum extraordinaire, tandis que résonnait une musique céleste, puis l'oiseau disparut. Devenu adulte, il rencontra sur le mont Lushan un taoïste qui |'initia aux pouvoirs magiques des épées. Malgré son savoir, il échoua aux examens impériaux.

A soixante-quatre ans, il rencontra dans une auberge de la capitale un taoïste qui avait écrit trois poèmes sur le mur et qui l'invita à en faire autant. Lü Dongbin écrivit un poème dont le sens était qu'il ne voulait plus rechercher la gloire et l'intérêt, mais atteindre à l'immortalité. Le taoïste se présenta comme étant Zhong Liquan et l'invita à le suivre pour dîner.

Tandis qu'on faisait cuire le millet pour le repas, Lü Dongbin s'assoupit et rêva d'une vie qui le menait au sommet des honneurs et de la félicité, mais qui finissait par sa séparation d'avec sa femme, sa condamnation à l'exil, et se retrouvant aux abois dans une tempête de neige, il se réveilla pour découvrir que le millet n'était même pas encore cuit. Ce rêve lui avait été envoyé par Zhong Liquan pour qu'il prenne conscience du fait que la vie n'est qu'un songe. Lü Dongbin le salua comme son maître et mena une vie retirée, mais il dut subir les dix épreuves suivantes pour voir s'il pouvait atteindre le Tao :

Quand il rentra chez lui, il découvrit que toute sa famille était morte de maladie. Sans se laisser émouvoir, il se contenta d'acheter les cercueils nécessaires et heureusement les morts ressuscitèrent. Comme il s'était fait marchand ambulant pour vivre, un client ne lui donna que la moitié de ce qu'il lui devait, mais il s'abstint de discuter, et le client reposa ce qu'il avait acheté. Un jour de nouvel an, il donna beaucoup d'argent à un mendiant et se contenta de sourire quand celui-ci l'insulta en trouvant que ça ne suffisait pas. Tandis qu'il gardait un troupeau sur une colline, apparut un tigre affamé; Lü Dongbin protégea ses bêtes en faisant écran avec son corps, et le tigre partit. 

Tandis qu'un soir il étudiait dans une chambre, apparut une jolie jeune fille qui demanda à passer la nuit et flirta avec lui, mais pendant les trois jours où elle resta, il ne se laissa pas tenter. Alors qu'il était dans le besoin, tout ce qu'il avait lui fut dérobé ; il resta imperturbable et trouvant ensuite un trésor en bêchant, il le ré-enterra sans le prendre. Il acheta un objet en cuivre et une fois chez lui s'aperçut que c'était de l'or ; il alla aussitôt le rendre au marchand. Un taoïste vendait un médicament qu'il disait mortel mais assurait qu'il permettait d'atteindre le Tao dans la prochaine vie ; comme au bout de dix jours il n'avait toujours rien vendu, Lü Dongbin eut pitié de lui, lui acheta son remède, et sur l'insistance du taoïste, se crut obligé de l'absorber, mais ceci fut sans effet aucun. 

Traversant un fleuve en bateau au cours d'une tempête, il fut le seul passager à rester impassible. Finalement, alors qu'il était assis seul dans sa chambre, il fut assailli par toutes sortes de démons et vit un condamné dégoulinant de sang qui prétendait qu'il l'avait tué dans une existence antérieure et réclamait vengeance. Lü Dongbin prit son épée pour se tuer en disant qu'il était normal de payer de sa vie quand on avait causé la mort, mais alors toute cette scène s'évanouit devant ses yeux ; Zhong Liquan apparut en frappant dans ses mains et lui annonça qu'ayant réussi les dix épreuves, il pouvait atteindre le Tao.

Il voulut ensuite lui enseigner la magie pour transformer les tuiles en or et ainsi soulager la misère des hommes, mais quand Lü Dongbin apprit qu'au bout de trois mille ans l'or redeviendrait tuile, il refusa car ce serait tromper les générations postérieures. Lorsque Zhong Liquan remonta au ciel, il préféra rester sur terre pour sauver tous les humains et chasser les démons, et plusieurs personnes prétendirent l'avoir vu dans la vallée du Yangtse.

On retrouve dans cette hagiographie des éléments repris du bouddhisme : la tentation par la jeune fille et les démons, l'offrande de son corps à un tigre pour sauver des animaux, la volonté d'un bodhisattva de ne pasquitter ce monde tant que tous les hommes ne seront pas sauvés ; et des éléments confucianistes : ce souci moral d'un partait détachement de l'intérêt personnel, cette honnêteté extrême, mais tout ceci dans un contexte taoïste.

En 1112, un demon sévissait au palais impérial, s'emparant de bijoux et de concubines. L'empereur en faisant la sieste vit en rêve un taoïste ; celui-ci lui dit venir s'emparer de ce démon ; il appela un guerrier en armure avec qui il attrapa le trublion, et il l'avala. Puis répondant à des questions de l'empereur, il révéla que le guerrier était Guan Yu et que lui-même était Lü Dongbin. Comme dès lors plus rien ne se produisit dans le palais, un autel lui fut élevé. Dans de nombreux autres récits, Lü Dongbin se manifesta en laissant un poème ou un texte et il est resté un immortel particulièrement populaire.

Lan Caihe, un des 8 immortels du taoïsme


Lan Caihe est d'origine inconnue. On le représente souvent avec un pied nu et dépenaillé ; on dit que l'été il portait une veste rembourrée et l’hiver qu'il se couchait sur la neige. Tenant une longue paire de cliquettes, il chantait par les rues, en état d'ivresse. C'est l'un des 8 immortels taoïstes.

Son haleine formait une vapeur brillante, semblable à une marmite d'eau bouillante. Un jour on la trouva ivre dans une taverne du An-hui et soudain elle disparut sur un nuage. On la revit par la suite chantant dans les rues de certaines villes des vers sur l'inconsistance de la vie et de ses plaisirs illusoires.

C'était un excentrique dont les chansons improvisées avaient souvent un sens empreint de sagesse. Quand il avait de l'argent, il enfilait les pièces (les pièces chinoises comportaient un trou en leur milieu) sur une ficelle qu'il traînait derrière lui, et les perdait sans s'en soucier ou les donnait aux pauvres.

Comme tout bon immortel, il voyageait sur les nuages. Une fois, étant dans une taverne et entendant soudain un son de flûte et d'orgue à bouche venu du ciel, il s'élança en l'air, chevaucha une grue et disparut en jetant à terre ses vêtements, sa chaussure et ses cliquettes, objets qui à leur tour se volatilisèrent. A présent, on le représente souvent tenant un panier de fleurs, à cause de son nom de famille Lan qui, écrit légèrement différemment, signifie panier. Il fut aussi un grand acteur avant de devenir immortel.

He Xiangu, une des 8 immortels du taoïsme


He Xiangu est la seule femme immortelle. Elle fait partie des 8 immortels du taoïsme. Elle était originaire de la province du Guangdong. Elle était née avec six cheveux dorés qui brillaient. A quatorze ans, elle apprit en rêve d'un immortel comment se nourrir de poudre de nuages pour alléger son corps et devenir immortelle. Elle jura dès lors de ne pas se marier. Elle parcourait les gorges des montagnes comme en volant et, le soir, en rapportait des fruits pour nourrir sa mère.

Peu à peu elle s'abstint complètement de nourriture et vécut à l'écart des hommes. L'impératrice Wu Zetian (684-704), ayant entendu parler d'elle, l’invita à la cour, mais elle disparut en route. L'année suivante, quelqu'un l'aurait aperçue en plein jour s'élevant dans le ciel. En 751, elle apparut au milieu des nuages multicolores. Environ quinze ans plus tard, elle refit une apparition au Guangdong et le préfet local fit un rapport sur ce miracle.

D'après une autre version, elle aurait été concubine dans une famille où elle était en butte aux mauvais traitements de l'épouse ; condamnée aux travaux culinaires, elle aurait reçu l'illumination de Lü Dongbin et se serait empressée de monter au ciel, où elle aurait emporté la louche qu'elle tenait à ce moment-là. C'est pourquoi aujourd'hui on la représente tenant un objet stylisé supposé être cette louche. Cette seconde version trahit une assimilation avec la Déesse Pourpre, la déesse des latrines.

Cao Guojiu, un des 8 immortels du taoïsme


Cao Guojiu était le frère cadet de l'impératrice Cao de la dynastie Song. Comme son frère abusait de son pouvoir et mettait à mort des gens, dégoûté, Cao Guojiu se réfugia dans les montagnes pour cultiver le Tao. Là, il rencontra Zhong Liquan et Lü Dongbin. « J'ai entendu dire, lui demanda Lü Dongbin, que vous cultivez le Tao, où se trouve le Tao que vous cultivez ? » 

Cao Guojiu répondit en montrant le ciel. « Où est le ciel ? » questionna Lü Dongbin. Cao Guojiu montra alors son propre coeur. « Le coeur est le Ciel, intervint Zhong Liquan, le Ciel est le Tao, vous avez compris l'essentiel ». Et tous trois, éclatant de rire, partirent sur les nuages, en se tenant par la main.

Cao GuoJiu est représenté en robe de cour, tenant à la main son emblème : une paire de castagnettes. Il devint d'ailleurs par la suite le patron des gens de théâtre. Il fait partie du groupe le plus célèbre d'immortels, les huit immortels du taoïsme.

Luo Gongyuan, un immortel taoïste


Luo Gongyuan vécut sous l'empereur Xuanzong (712-756). Un jour de la fête de la mi-automne, il invita le souverain à venir avec lui sur la Lune. Ensuite il apprit à l'empereur à se rendre invisible, mais celui-ci n'y réussit jamais parfaitement, un pan de son vêlement ou de sa ceinture restant visible. Comme il en demandait la raison, Luo Gongyuan lui répondit que c’était parce qu'il ne pouvait s'affranchir de l'ambition et des désirs et qu'il cultivait le Tao comme un jeu. L'empereur étant furieux de ces critiques, Luo Gongyuan se réfugia à l'intérieur d'un pilier ; quand on coupa le pilier, il alla dans une pierre pour moudre les bâtons d'encre ; l'empereur jeta alors la pierre en la brisant en plusieurs morceaux, mais la forme de Luo Gongyuan apparut dans chacun d'eux. Impressionné, l'empereur s'excusa.

Luo Gongyuan partit alors dans la province du Sichuan et dit à un envoyé du palais : « Faites savoir à sa majesté que Luo Gongyuan lui offre cette partie du Sichuan ». L'empereur ne comprit ces paroles que quelques années plus tard, quand, la révolte d'An Lushan le forçant à fuir la capitale, il trouva refuge au Sichuan.

L'illustration, qui représente la courtisane chinoise Yang Guifei qui rencontre Luo Gongyuan sur un nuage en dehors du palais de la Lune.

Shen Taizhi, un immortel taoïste chinois

Shen Taizhi vivait lui aussi sous l'empereur Xuanzong au VIIIème siècle. Sa mère avait rêvé qu'en avalant un certain champignon supposé prolonger la vie elle était tombée enceinte, c'est pourquoi le mot zhi, nom de ce champignon, figure dans son nom. L'empereur ayant rêvé d'un sage vivant au bord d'un lac dans la province du Hunan, il l'envoya chercher et, quand Shen Taizhi arriva, il reconnut le personnage de son rêve. Il le nomma Grand Précepteur et l'invita à rester dans le temple taoïste du palais pour pouvoir s'entretenir souvent avec lui.

Une femme du palais lui demanda une pilule de longévité, mais Shen Taizhi lui dit que c'était peine perdue, car son temps sur terre ne durerait plus longtemps, mais, ayant pitié d'elle, il lui donna un autre remède en précisant : « Après l'avoir absorbé, votre corps ne pourrira pas, mais il faudra le mettre dans un cercueil très grand et placer une boule de jade dans votre bouche ; ainsi dans cent ans vous renaîtrez dans une aulre personne et, cent ans encore plus tard, vous deviendrez immortelle. Quand cette femme tomba malade et sentit qu'elle allait mourir, elle demanda à l'empereur de l'enterrer suivant les prescriptions de Shen Taizhi, et de fait elle se réincarna cent ans plus tard. Quant à Shen Taizhi, il retourna sur sa montagne et peu après s'éleva au ciel.

Xu Xiyan, un immortel du taoïsme

Xu Xiyan vécut à la fin du VIIIe siècle. Alors qu'il était à la capitale, il vit un cheval remarquable qu'il voulut acheter. Comme le prix en était élevé, il hésita et demanda à un taoïste de lui tirer les trigrammes ; il apprit ainsi que ce cheval appartenait à l'espèce des dragons et que s'il l'achetait, il pourrait s'élever au ciel. 

Évidemment il ne recula plus devant la dépense et, chevauchant ce cheval, se rendit dans la province du Sichuan. En passant par les chemins très escarpés à travers les montagnes à l'entrée de cette province, le cheval trébucha et l'entraîna dans une chute vertigineuse, mais ni lui ni sa monture ne furent même blessés. Il arriva ensuite devant une grotte entourée de fleurs et d'arbres et bordée d'une source. Un vieux taoïste était assis là, servi par deux immortelles, qui |'informèrent que leur maître était le Seigneur Originel du Grand Un. Celui-ci demanda à Xu Xiyan ce qu'il aimait, et Xu Xiyan lui répondit que ce qu'il préférait, c'était lire les oeuvres de Lao zi et Zhuang zi, car pour eux l'esprit était la réalité véritable. 

Voyant qu'il avait compris l'essentiel, le Seigneur Originel du Grand Un l'invita à s'asseoir à côté de lui. Survint alors un autre taoïste en qui Xu Xiyan reconnut celui qui avait tiré les trigrammes et lui avait fait acheter son cheval. Un jeune immortel transmit une invitation de l'Empereur de l'Est ; à ce moment, tous trois s'élancèrent dans le ciel en chevauchant un dragon. Après le banquet, sur le chemin du retour, ils passèrent au-dessus de différents royaumes de l'Asie centrale et des côtes orientales de l'Asie.

Au moment de se séparer, le Seigneur Originel du Grand Un fit à Xu Xiyan les recommandations suivantes : « Maintenant que tu as bu le vin des immortels, tu pourras vivre mille ans, mais si tu veux que nous nous revoyions, tu ne dois pas révéler les arcanes du Ciel, ni te laisser aller au gré des désirs pour garder ta pureté. Quant à ton cheval, c'est un dragon qui vivait autour de ma grotte et qui a été condamné à passer une existence de cheval sur terre pour avoir endommagé des récoltes de paysans. Quand tu reviendras chez toi, relâche ce cheval au bord de la rivière Wei et il reprendra sa forme de dragon ». A son retour, Xu Xiyan s'aperçut que sur terre s'étaient déjà écoulés soixante ans depuis son départ. Après avoir libéré son cheval, lui-même partit vivre caché au mont Kuanglushan et disparut sans qu'on sache ce qu'il était devenu.

Xu Xiyan nous montre que l'immortalité n'était en fait qu'une longévité sous forme d'esprit : on y parle de mille ans. Ainsi peut-on voir une différence fondamentale entre le bouddhisme et le taoïsme. Pour le bouddhisme, l’idéal est d'échapper au moi et à son cycle de réincarnations pour se fondre dans le nirvana et l'indifférenciation, tandis que celui du taoïsme est de conserver son existence individuelle au-delà de la mort physique, mais cette immortalité n'est qu'une longévité puisque même l'esprit le plus purifié de tout ce qui meurt finit par se dissoudre et ne plus exister en tant qu'unité spécifique.

Zhou Dianxian, un immortel taoïste

Zhou Dianxian vivait à la fin de la dynastie mongole au milieu du XIVème siècle . Il fut frappé de folie à l'âge de 14 ans et vivait en mendiant dans les rues de Nanchang. Alors que son époque était fortement troublée par plusieurs révoltes, il alla trouver le tout nouveau fonctionnaire local en lui prédisant la paix.De même que Zhu Yuanzhang (futur empereur Ming), bien avant de devenir empereur, passa dans la région, Zhou Dianxian alla le saluer et lui présida également que la paix allait régner. 

Ulcéré par ce fou, Zhu Yuanzhang voulut se saouler pour s'en débarrasser et, n'y réussissant pas, décida de le tuer. Il ordonna qu'on le jette dans un chaudron et qu'on le fasse brûler. Quand le feu fut éteint, on enleva le couvercle : Zhou Dianxian était tranquillement assis à l’intérieur sans qu'il ne li soit rien arrivé.

En colère, Zhu Yuanzhang ordonna de recommencer avec un feu plus fort et, cette fois, on retrouva Zhou Dianxian simplement endormi à l'intèrieur. Zhu Yuanzhang laissa alors celui-ci habiter dans un monastère de la région. Mais les bonzes excédés par sa conduite, surtout par le fait qu'il leur arrachait la nourriture sans vouloir manger lui-même, allèrent le dénoncer à Zhu Yuangzhang, qui le convoqua et l'invita à sa table. Zhu Yuanzhang se préparait alors a atttaquer un rival, Zhang Sicheng, qui s'était proclamé empereur, et il demanda son avis à Zhou Dianxian, qui, après voir regarder longuement en l'air, répondit qu'il n'y avait pas de place au ciel pour cet adversaire, et de fait Zhu Yuanzhang le vainquit.

Zhou Dianxian partit ensuite habiter le mont Lushan. Quand Zhu Yuanzhang rétablit une dynastie chinoise, la dynastie Ming, il écrivit personnellement un texte qu'il fit graver sur une pierre qu'il fit placer au Mont Lushan pour commémorer cet étrange personnage. Il faut enfin rappeller que pour les chinois, la folie est un signe de différence, qui peut être la marque du génie ou de qualités exceptionnelles autant que d'une infirmité de l'esprit.

Chi Song Zi, un immortel taoïste

Les immortels taoïstes sont aujourd'hui encore omniprésents dans la culture et le folklore chinois. Il n'y a d'ailleurs pas une année qui passe sans une nouvelle série télévisée sur l'un d'eux.

Chi Song Zi, dit le Maître du pin Pourpre est un immortel taoïste qui a la différence de la plupart des autres immortels, appartient à la période mythique et non historique. Il avait été le Maître de la pluie de Shennong, à qui il avait enseigné l'art d'entrer dans le feu sans se faire brûler.

Il se rendit un jour sur l'Olympe chinois, le Mont Kunlun, il y vécu dans une grotte dans laquelle vivait également la Reine Mère d'occident et prenait plaisir à vagabonder au milieu du vent et de la pluie. Une fille de l'empereur du Sud décida de le suivre et ensembles ils atteignirent l'immortalité, ce qui ne les empêcha pas de se manifester parfois dans le monde des humains.

Ils accomplirent de nombreux prodiges dans le monde des mortels et la romance de Chi Zong Zi et de la fille de l'empereur du Sud est une des rares histoire d'amour liant deux immortels taoïstes.

Zhang Liang, le grand stratège qui aida Liu Bang à fonder la dynastie des Han en 206 avant JC, partit ensuite en laissant une lettre pour dire qu'il allait étudier le Tao en suivant Chi Song Zi.

Yan Zhenqing, un immortel taoïste

 
Yan Zhenqing (709-784) est un des plus célèbres calligraphes chinois, dont l'oeuvre sert encore de modèle aujourd'hui. Dans l'esprit des gens, un aussi grand artiste ne pouvait être qu'un immortel. Lauréat des examens impériaux, il avait été nommé censeur, mais en même temps il menait une vie libre en dehors des conventions. 

Quand un dignitaire, Li Xilie, se révolta, il fut envoyé pour le ramener à l'obéissance. Ses amis, sachant les dangers qu'il courait, vinrent tous lui dire adieu et lui offrirent un banquet. A la fin, ivre, il leur déclara en montant sur son char : « Autrefois,j'ai rencontré un taoïste qui m'a enseigné la méthode du couteau de jade et du cinabre, ce qui m'a évité de vieillir ; mais il m'a prévenu qu'à soixante-dix ans un grand malheur m'arriverait, puis que nous nous retrouverions au mont Lofoshan. Sans doute, voici le moment où la prédiction va se réaliser ».

De fait, il fut étranglé par Li Xilie, mais, quand celui-ci fut vaincu, on ouvrit le cercueil de Yan Zhenqing : son cops était intact et avait pris une couleur dorée, ses cheveux et ses ongles avaient poussé et étaient devenus très longs. Par la suite, un marchand qui passait par le mont Lofoshan aperçut deux taoïstes en train de jouer aux échecs sous un arbre ; l'un des deux lui confia une lettre à remettre à la famille Yan qui vivait à la capitale. Il s'agissait des descendants de Yan Zhenqing ; ceux-ci reconnurent l'écriture de leur ancêtre ; ils se rendirent aussitôt au mont Lofoshan, mais les deux taoïstes avaient disparu.

Liu Hai, un immortel du taoïsme



Liu Hai (ou Liu Haichan) faisait à l'origine partie du groupe des Huit immortels, mais il y fut remplacé par Zhong Liquan. Il vécut à l'époque des Cinq Dynasties, au Xème siècle. Le gouverneur de la région de Yan s'étant proclamé empereur, Liu Hai devint son Premier ministre, puisque c'était un brillant jeune homme qui avait passé les examens impériaux.

Un jour, un taoïste vint lui rendre visite et lui demanda dix oeufs et dix pièces de monnaie ; puis il monta une colonne sur une table en empilant alternativement une pièce de monnaie et un oeuf en équilibre. Comme Liu Hai, étonné, avait peur que cet édifice précaire ne s'écroule, le taoïste lui dit : « Ceci n'est qu'un jeu d'enfants. Vous êtes au comble des honneurs et vous avancez sur la voie des tourments ; c'est vous qui êtes en danger, non cette construction ». Puis il cassa les pièces de monnaie en deux, les jeta par la fenêtre tandis que les oeufs retombaient tout doucement sur la table, et il partit.

Wu Gang, un immortel du taoïsme

 
Wu Gang est un jeune homme ambitieux doué d’une grande force physique mais dépourvu de persévérance, ainsi n’arrive-t-il jamais à acquérir une vraie spécialité professionnelle. Il se met un jour en tête de devenir immortel et prend pour cela un maître, mais ne suit aucun enseignement à fond. Un jour, il exige de visiter la Lune accompagné de son maître car il n’a pas encore appris à voler correctement. Excédé, le vieil immortel décide de le punir. 

Quand Wu Gang veut revenir sur Terre, il refuse de l’aider et insiste pour qu’il se débrouille par ses propres moyens. « Si tu ne sais pas voler, tu ne pourras revenir », lui dit-il « que lorsque tu auras abattu cet arbre ». Il lui tend une hache en lui montrant un immense cannelier. Le maître parti, Wugang se met au travail, mais après chaque coup de hache l’écorce se referme, ce qui fait qu’il est toujours à sa tâche.
 
La date exacte d’apparition de cette légende est inconnue. Wugang est mentionné pour la première fois dans le Xiyangzazu de la dynastie Tang ; on l’y présente comme un apprenti immortel exilé sur la Lune en punition d’une faute non précisée. La croyance à l’existence d’un cannelier sur la Lune date au moins des Han, puisque le Huainanzi le mentionne. Il pourrait s’agir de l’interprétation des ombres de la surface. En effet, sur certaines fresques Han représentant le disque lunaire on peut voir comme un lacis de branches. Dans la littérature, la Lune est parfois appelée « palais du cannelier »

Les 8 immortels du taoïsme chinois



Les personnages légendaires les plus célèbres du taoïsme sont les 8 immortels (ba-xian). Conformément à la quête taoïste, ils ont percé les secrets de la nature et atteint la vie éternelle. Ces immortels affectionnaient les endroits montagneux et isolés. Chacun d'eux représente une condition différente : le militaire, le vieux, le riche, le haut fonctionnaire…

Les 8 immortels sont les protagonistes de nombreuses légendes. La plus populaire raconte comment ils réussirent à traverser le vaste océan pour rejoindre le paradis de la Reine Mère de l'Occident et prendre part au banquet des pêches de l'immortalité, chacun d'eux se servant de ses pouvoirs. Sur le chemin de retour, les 8 immortels durent affronter en un combat dont ils sortirent victorieux le Roi Dragon et ses armées marines.

Caractérisés par un comportement bizarre, non conventionnel, ce sont les protagonistes d'évènements extraordinaires. Si certains d'entre eux étaient déjà connus auparavant, le groupe des 8 immortels apparut dans la Chine du Nord au XIIème-XIIIème siècle.

Les huit immortels sont :

 - Zhong-li Quan, général de la dynastie Han ; grassouillet, il possède un éventail lui servant à ranimer les morts.
 - Zhang Guo-Lao, maître taoïste, souvent représenté sur un âne blanc, avec un yugu (instrument de musique à percussion) ; il est le patron des peintres et calligraphes.
  - Lü Dong-bin, alchimiste taoïste, representé avec une épée comme un redresseur de torts.
  - Cao Guo-Jiu, oncle d'un empereur Song, représenté en habits de cour et tenant à la main une plaquette de jade, insigne de sa noblesse, ou une paire de castagnettes ; il est le protecteur des acteurs.
 -  Li Tie-guai, boiteux souvent ivre représenté avec une canne et une calebasse contenant de l'alcool.
 -  Han Xiang-zi, neveu du lettré Han Yu, représenté avec une flûte, patron des musiciens.
 -  Lan Cai-he, mendiant excentrique représenté vêtu d'une robe bleue, chaussé d'une seule chaussure et portant un panier de fleurs
-  He Xian-gu, représentée tenant une fleur de lotus à la main.

A partir de l'époque Yuan et jusqu'à nos jours, les 8 Immortels sont représentés sur une vaste gamme d'objets décoratifs ou d'usage quotidien (tentures, porcelaines, peintures). Ces objets témoignent de leur popularité. Pendant les époques Ming et Qing, des salles leur furent consacrées dans les plus grands monastères, et des temples furent édifiés en leur honneur dans tout l'Empire.